Mur des noms : A — E

ABOUDY Jeanne, 20 ans

Née à Marseille le 23 août 1923  

Adresse: 104 Cours Lieutard à Marseille

Cheftaine à Marseille

Morte en déportation convoi 68 le 10 février 1944

Jeanne est la jeune fille sur la gauche de la photo. Toute sa famille a été déportée. L’autre jeune fille à sa droite est Paulette Molina qui sera également déportée.

 

 

ABOUDY Suzanne, 16 ans

Née à Marseille le 20 novembre 1927  

Adresse : 104 Cours Lieutard à Marseille

Éclaireuse à Marseille

Morte en déportation convoi 68 le 10 février 1944

 

 

ADATO Isidore       

Sous-officier dans la troisième section de la Compagnie Marc Haguenau        

Chef E.I. à Paris

Mort en déportation

 

Alter JulesALTER Jules, 28 ans

Né le 1er avril 1916 à Paris, totem « Héron»

Responsables: Edouard Simon, dit Bouli et Shatta SImon

Enseignant et éducateur dans la maison de sauvetage des enfants à Moissac à partir de 1940.

Il faisait partie de la Sixième.

Il a reçu la croix de guerre en 1940

Arrêté par la division Das Reich à Tulle Le 9 juin 1942, transféré à Compiègne

Mort asphyxié dans le convoi 7909 parti le 2 juillet 1944 à destination de Dachau 

Après ses études de Normalien, Il est mobilisé durant la guerre comme sous-lieutenant jusqu’à la capitulation en juin 1940. Il arrive en septembre 1940 à Moissac (maison des E.I..F..) et aide Shatta et Bouli Simon à s’occuper des enfants.

En 1942 il s’installe à Tulle avec sa femme qui est une ancienne monitrice de Moissac et exerce le métier de professeur. Ils rendent visite aux enfants cachés dans les institutions et chez les particuliers. Quand les allemands arrivent à Tulle, ils se déchaînent, pendent une centaine d’hommes aux balcons et réverbères des maisons et raflent plus de 200 hommes. Il est arrêté au collège avec les autres professeurs mais il a le temps de confier à sa femme Fanny la liste des enfants cachés. Il sera transféré à Compiègne et sera déporté sous sa fausse identité (André Duverneix). Un survivant a pu confirmer qu’il est mort durant le voyage, qui a duré 4 jours, à cause de la chaleur caniculaire (plus de 40° à l’extérieur). D’après un survivant, Jules a eu des crises de délire, il est mort asphyxié par hyperthermie. Dans ce convoi de 2162 hommes, 530 au moins ont péri durant le voyage.

Témoignage de Shatta Simon qui était une des responsables de la maison de Moissac :
Jules était le fils d’une veuve qui tenait à Paris une des boutiques des laiteries Hauser. Il avait deux frères dont l’un était encore vivant en 1987 et qui vivait à Agen dans le Lot-et-Garonne.

Jules a fait des études supérieures. A la déclaration de la guerre, il a été mobilisé comme sous-lieutenant. Il était E.I. à Paris dans la troupe Samuel. Il est arrivé à Moissac en septembre 1940 après sa démobilisation et s’est occupé de l’internat des enfants. Le 16 janvier 1942, il s’est marié avec Fanny, qui s’occupait également des enfants de la région. Jules était un garçon calme, soigneux, consciencieux, un très bon éducateur. En plus des enfants qui étaient à Moissac, Jules s’occupait des enfants dispersés, sous de fausses identités, un peu partout dans les fermes environnantes, dans des familles non juives ou dans des internats chrétiens. Il allait les visiter régulièrement, vérifier comment ils étaient traités, il payait également les factures mais il venait surtout pour leur remonter le moral et faire en sorte qu’ils n’oublient pas leur origine. En 1942, Jules et Fanny partent à Tulles en Corrèze pour prendre en charge des enfants qui avaient trouvé refuge dans la région. Durant cette période, le maquis commis des attentats qui ont provoqué des réactions très violentes de la part des allemands. De nombreuses arrestations, des pendaisons spectaculaires (ces actes ont été rapportés dans les journaux de l’époque sous le titre « pendaisons de Tulle »). Jules est arrêté et jeté dans un camion militaire, il parvient à jeter sa sacoche à Fanny à la faveur de la confusion et de l’affolement général.  Il est mort dans le convoi qui le conduisait à Dachau. D’après les témoignages des survivants, c’était en gare de Reims.

 

 

Amon MarcAMON Marc, 21 ans

Né à Salonique le 09 mars1923

Il se faisait appeler Albouis sous l’Occupation

Adresse: 51, rue Claude Bernard à Paris 75005

Chef de troupe Josué à Paris

Totem « Pingouin»

Responsable de la Sixième

Mort en déportation à Auschwitz convoi 77 le 31 juillet 1944

Responsable: Freddy Menahem dit « Girafe »

Il devient responsable régional à la Sixième du service des faux papiers et du placement des juifs en région parisienne. En 1943, il dirige les jeunes vers le maquis de Vabre sous les ordres de Robert Gamzon (Fondateur des E.I..F..) ou vers le maquis de Dordogne. Il est arrêté le 22 juillet 1944 par la Milice et la Gestapo avec une de ses collaboratrices, Madame Mélamed alors qu’ils transportent des faux papiers.

Il réussit à faire échapper Madame Mélamed en négociant sa libération avec ses bourreaux, moyennant finance. Après avoir été interrogé au Commissariat des questions juives, il est interné dans un cachot à Drancy avant son départ pour Auschwitz où il est exécuté dès son arrivée.

Témoignage de Freddy Menahem :
Physicien, major de l’E.P.C à Paris. C’est un ancien Éclaireur de France, il entre aux E.I.F. en mars 1942 où il assure la fonction de chef de troupe. De nationalité grecque, il n’est pas obligé de porter l’étoile jaune. Il refuse d’échapper au sort commun des autres juifs. Il aidera à recueillir les personnes qui avaient réussi à échapper à la rafle du Vel’ d’Hiv’ pour se réfugier dans l’asile de la rue Lamarck à Paris dans le 18e.

Tout en continuant ses études et ses activités scoutes, il accepte d’entrer dans la clandestinité en mars 1943.

Témoignage de Robert Gamzon en 1949 :
Marc avait pour mission de coordonner le travail de tout un réseau d’assistantes sociales qui plaçaient clandestinement dans des familles ou des fermes de jeunes réfractaires ou des enfants juifs traqués par la Gestapo. À partir de 1943, il oriente tous les jeunes mobilisables vers les maquis et les assistantes sociales travaillaient comme convoyeuses. Marc se dépensait sans compter, risquant sa vie tous les jours en transportant des papiers d’identités en blanc ou des fausses cartes d’alimentation qu’il distribuait dans nos différents centres régionaux.

Une lettre que Marc a écrite à sa mère a été retrouvée :
Chère maman,

Un lettre pour toi toute seule La première, car j’ai reçu du papier avec le colis.

J’ai pensé à toi aujourd’hui et j’ai eu un peu de peine lorsque je me suis imaginé le moment où tu as appris ce que j’appellerai « la triste nouvelle ». J’espère que tu as été courageuse, je ne t’avais jamais caché que je faisais mon devoir et les risques. C’est arrivé. Cela n’a pas d’importance

Sois tranquille pour moi ce sera un court incident… Pour quelque temps (bientôt j’espère) je t’embrasse bien fort.

Qu’elle sache que la vie est longue et que tôt ou tard, elle apporte la récompense de son travail. Que donc, elle fasse ce qu’elle pense devoir faire, le résultat viendra plus tard à condition qu’elle ne fasse rien par peur… Ne vous faîtes pas de soucis inutiles: les soucis ne servent à rien et je serai bien plus tranquille si je sais que vous prenez tout cela philosophiquement, comme quelque chose qui devait arriver à celui qui faisait ce qu’il savait être son devoir, quels que soient les risques (c’est bien grandiloquent mais c’est ainsi…) Pour tous mes amis qu’ils sachent que je n’ai pensé tout d’abord qu’à eux. J’espère qu’ils n’ont pas été trop inquiets à mon égard. Qu’ils soient également forts et qu’ils voient clairs dans l’avenir. Il faut absolument que leur clairvoyance soit accrue et qu’ils ne se laissent pas entraîner par leur imagination. Qu’ils soient hommes toujours (ou le plus possible) non seulement dans leurs rapport réciproques mais également dans leur travail. Je demande comme un devoir de continuer le cercle du jeudi… Pour mes protégés, je ne peux pas ici dire grand-chose. Je rappelle simplement que le nécessaire doit être fait surtout ceux de Renée et de Paulette, les miens n’ont rien à craindre. COURAGE QUE DIEU VOUS AIE EN SA SAINTE GARDE

Je finis la page, que maman se soigne bien, que papa continue à prendre la vie comme il la prend, que Renée soir forte, que tous mes amis soient courageux et virils, c’est l’époque.

 

 

APPEL Roger, 23 ans

Né à Paris le 1er septembre 1920

Adresse: 4, Place des Célestins à Lyon

Responsable de la Sixième

Mort en déportation convoi 67 le 3 février 1944

Responsables: Marcel Gherson et Jacques Marburger dit Colibri

Il est recruté en août 1942 à Pau par Marcel Gherson et participe au service des faux papiers de la Sixième (Réseau de Résistance E.I..F) dans un laboratoire à Nice. Il part à Lyon quand celui-ci est découvert. Il fabrique des faux cachets utilisés pour la fabrication des faux papiers et les remet aux autres sections. Il est arrêté en janvier 1944 dans un bureau de poste avec sa fausse et sa vraie carte d’identité. Il est torturé durant des jours mais ne donne aucun renseignement sur l’activité de la Sixième. Il est déporté à Auschwitz et transféré à Monowitz où Roger Climaud le rencontre.

Témoignage de Djigo Hirsch :
Roger a été un agent de liaison. Il était mon assistant dans le Sud-Ouest. Son activité consistait à accompagner des convois d’évadés des différents camps pour juifs étrangers vers des planques. Il a effectué de nombreuses missions périlleuses à Montauban, Toulouse et Marseille. Envoyé en service commandé à Nice après l’occupation de la zone italienne avant d’être affecté à Lyon après la découverte des locaux à Nice, pour la fabrication des faux papiers.

Dans son livre La Résistance juive en France, Anny Latour raconte:
« Roger était un bon vivant et déclarait volontiers “ Avant tout : la bouffe ”. Il disait même “ Si je suis pris, je veux sauver ma peau ”. Et pourtant il s’est comporté en héros et n’a pas parlé sous la torture.

Roger travaillait pratiquement jour et nuit dans le local de la Sixième à Lyon qui fabriquait des faux papiers. Quand il a été arrêté, quelqu’un est venu avertir Henri Wahl, qui rentrait par le train de nuit d’une réunion qui s’était tenue dans le Sud-Ouest, de l’arrestation de Roger. Henri décida qu’il fallait sur le champ évacuer et sauver le matériel. Sans réfléchir, nous nous sommes rendus au domicile de Roger et avons essayé de forcer la porte sans nous faire prendre. Malheureusement sans succès. Je devais rentrer à Taluyers et Henri a envoyé une équipe pour forcer la porte. Au moment où l’équipe arriva sur place, des locataires bienveillants les ont avertis de la présence de la Gestapo. Ils réussirent à s’échapper mais le matériel était perdu. »

On a retrouvé le compte-rendu de l’opération à Nice en novembre 1943 :
Rapport numéro 540 (traduction)

Le commandant de la police de sûreté et du service de sûreté dans le secteur du Militärbefehlahaber en France. Service des dépêches-Détachement de Marseille

Au cours d’une action contre des juifs importants, nous avons réussi jusqu’à présent à arrêter les juifs suivants.

1- Germaine MEYER, alias GARITHE Marie, secrétaire de l’ancien Directeur de la banque France – Italie à Nice. Angelo DONATI.

2 – GUTMANN Claude, alias DUPRAT Claude, chargé par L’U.G.I.F. de l’assistance sociale juive des jeunes pour la zone Sud.

3 – WAJNTROB Jankiel, alias WISTER Jacques, juif d’origine polonaise, chef de la jeunesse juive à Nice et organisateur des transports d’enfants en Suisse.

Ces trois personnes procuraient des fausses identités ainsi que d’autres papiers aux juifs.

4 – APPEL Roger, ancien employé de la maison Dreyfus à Marseille est en fuite.

Il résulte des interrogatoires que chaque semaine, 250 fausses cartes d’identité environ étaient fabriquées. D’après les témoignages de la femme Meyer, Donati avait en vue d’obtenir des autorités italiennes l’engagement qu’au moment de la retraite des troupes de la zone d’occupation, les juifs seraient emmenés en Italie et mis ainsi en sécurité.

Donati avait ainsi le projet, pour lequel il avait déjà obtenu l’assentiment des autorités italiennes, d’établir environ 30.000 juifs à Menton pour donner de l’activité à cette ville. En outre, après le coup d’état italien, Donati négociait avec les autorités italiennes afin d’obtenir pour les juifs emmenés en Italie un foyer en Lybie. Les personnes ci-dessus ont été envoyées au camp juif de Drancy.

Détachement de sûreté de Marseille le 18 novembre 1943

Signé / MÜEHLER SS-Sturmbannführer

 

 

Bakenrot ErwinBACKENROT Erwin, 16 ans

Né le 13 août 1926 à Vienne en Autriche, de nationalité allemande

Adresse: Mareuil/Belle

Chef de patrouille à Périgueux jusqu’à son arrestation

Mort en déportation convoi 27 le 2 septembre 1942 pour Auschwitz

Témoignage d’Edouard Blum, commissaire des E.I..F.. et travailleur social :
Il était au foyer de l’Apprenti à Périgueux (O.S.E), 3 rue Thiers. Jeune scout d’une vive intelligence et d’une grande gentillesse.

Il est arrêté avec son copain Paul. Il est d’abord interné au camp de Nexon en Haute Vienne où j’ai pu le rencontrer mais il nous était impossible de le faire sortir. Il m’a demandé de récupérer sa bicyclette restée au foyer et de la garder en souvenir. En le quittant j’avais les larmes aux yeux et Erwin me souriait.

 

 

BALEZ Adolphe, 20 ans

Né le 11 septembre 1924 à Salonique en Grèce

Son vrai nom est BALCZ d’après les recherches de Serge Klarsfeld. Adolphe avait francisé son nom.

Adresse: 14, rue Bertin Poirée, Paris 75001

Membre de la Sixième

Mort en déportation à Auschwitz convoi 75, du 30 mai 1944

Responsables: Sam Kugel dit « Loutre »

Témoignage de Freddy Menahem dit Girafe en 1982 :
De mars 1943 jusqu’à son arrestation, il est le responsable adjoint du service des faux papiers de Paris : cartes d’identité, cartes alimentaires, certificats de baptême, certificat d’inaptitude au STO (Service du travail obligatoire). Le service des faux papiers est un poste très important au sein de l’organisation de la Sixième. Certains de ces faux papiers sont fabriqués clandestinement par les membres de la Sixième et d’autres « Vrais faux papiers » sont émis par des mairies ou des préfectures faisant partie de la Résistance. Il est arrêté, avec des faux papiers et des faux cachets, le 30 mai 1944.

 

 

BANVELZWEIG Danielle, 23 ans

Née le 5 novembre 1920 à Lyon

D’après les recherches de Serge Klarsfeld son nom s’écrirait BANVELZVEIG et son prénom serait Augustine. La date de naissance est identique sur la liste de JP Bader ainsi que son adresse et son lieu de naissance.

Adresse: 17, rue du Président Wilson, Saint-Étienne

Elle est arrêtée en octobre 1943, transférée à Fort Montluc puis à Drancy où elle retrouve Henri et Denise Levi ainsi que leur fils Jean-Michel, né le 24 septembre 1943.

Membre de la Sixième

Morte en déportation à Auschwitz convoi 62

Elle est révoquée de l‘enseignement en vertu des lois anti-juives. Elle est jardinière d’enfants jusqu’en 1942 à Saint-Étienne et aide les familles juives à trouver des « planques » dans la région de Lyon et leur fournit des faux papiers. Elle est arrêtée dans un magasin, incarcérée à Fort Montluc (Lyon) puis transférée à Drancy où elle retrouve ses amis de combat Denise et Henri LEVI avec leur bébé âgé de huit semaines.

Témoignage de Juliette Vidal :
Danielle était camouflée depuis octobre 1940 comme jardinière d’enfants en classe de maternelle de l’Aide aux mères à Saint-Étienne car elle avait été révoquée de son poste dans l’enseignement public. Elle a travaillé et habité au foyer de l’Aide aux mères, jusqu’en 1942, où elle entra dans la Sixième à Lyon. Elle continuait de venir à Saint-Étienne et elle dormait chez nous. Elle est arrêtée à Lyon en 1943 dans un magasin et transférée au Fort Montluc où elle restera jusqu’en novembre 1943. Transférée à Drancy elle retrouvera ses amis, Roanne Henri et Denise Levi. Elle sera déportée par le même convoi le 20 novembre 1943, convoi 62.

 

 

BARKI Gilbert

Routier à Paris

Mort au combat au maquis

 

 

Benzimra ClaudeBENZIMRA Claude, 24 ans

Né le 08 octobre 1920 à Oran, en Algérie

Adresse: 106, rue de l’Hôtel de Ville à Lyon

Membre d’un réseau de Résistance

Fusillé par la Milice à Rillieux-la-Pape le 29 juin 1944

En 1943, Léo Glaeser crée le Comité général de défense juive (G.D.J) à Grenoble qui tente de paralyser les actions des Allemands et aide les juifs émigrés. Claude Benzimra rejoint cette organisation. Il servait de « boîte aux lettres » au réseau de Résistance rattaché à l’O.R.A. de son frère Gérard.

Il est arrêté en août 1943 avec ses camarades (Léo Glaeser, Louis Krzyzkowski, Maurice Schlusselman, Emile Zeizig, Siegfried Prock) et sont internés dans la prison de Fort Paillet à Dardilly.

Claude est relâché mais il sera de nouveau arrêté dans un restaurant à Lyon le 28 juin 1944. Le 29 juin 1944 il sera fusillé à cinq heures du matin sur l’ordre de Paul Touvier chef de la Milice à Lyon.

Son nom est inscrit aux monuments aux morts de la ville de Saint-Cloud dans les Patriotes Résistants. Avant la guerre, il habitait avec sa mère à Saint-Cloud au 20, rue de La Paix.

 

 

BICKERT Jacques, 19 ans

Né le 22 mars 1925 à Colmar

Totem «Cerf»

Adresse: Presbytère Notre Dame à Séranon

Enfant caché chez l’abbé Goeuntz à Séranon

Mort en déportation convoi 73 du 15 mai 1944

 

 

BIG-BIGGIO Maurice, 19 ans

Né le 25 mai 1923 à Dijon

Adresse: 1, place Barbe à Dijon

Chef Éclaireur

Mort en déportation convoi 2 du 5 juin 1942.

 

 

BIGARD Robert, 20 ans

Né le 7 février 1924 à Belfort

Adresse: 25, rue de la République à Saint-Étienne

Chef de troupe à Saint-Étienne

Mort en déportation convoi 73 du 15 mai 1944.

 

 

BLOCH ELIEBLOCH Elie, 34 ans

Né le 8 juillet 1909 à Dombach

Adresse: 1, rue Maillochon à Poitiers

Rabbin à Metz

Commissaire du groupe local

Intervient à la Gestapo pour libérer des enfants

Responsable: David Rapoport

Mort en déportation convoi 63

C’est un E.I.F. il s’inscrit à l’école rabbinique et devient rabbin adjoint à Metz. Cependant, il reste conseillé auprès du groupe local des E.I.F. Il est évacué à Poitiers avec sa communauté. Dès l’arrestation des juifs et leur placement dans les camps de la zone nord, il crée un réseau d’aide aux internés. Grâce aux collectes faites à Poitiers, Tours, Châtellerault et Angoulême, il fait parvenir des colis à l‘intérieur des camps. Le Comité de la rue Amelot, dirigé par David Rapoport, lui envoie une assistance : Marcelle Valensi, qui travaille dans ces camps sous le couvert de la Croix-Rouge. Il obtient la libération de huit enfants qu’il place dans des familles de la région. En juillet 1942, le révérend Fleury qui était l’aumônier national des gitans, fait sa connaissance. Il y avait un camp sur la route de Limoges où étaient internés les gitans et de l’autre côté de ce camp se trouvait un camp pour les juifs.

Les allemands y avaient transféré les femmes et les enfants juifs qu’ils avaient séparé des hommes. Les hommes étaient envoyés pour travailler à Saintes. Le révérend décida d’aller dans ce camp pour prendre des nouvelles des familles et ainsi, transmettre des messages à Élie Bloch qui ne pouvait pas entrer dans le camp.

Élie recevait des communautés entières (communauté juive de Nantes) qui cherchaient à passer en zone libre. Il n’hésitait pas à aller se plaindre à la Gestapo des arrestations d’enfants juifs pourtant nés en France. Il allait souvent à la gare pour y récupérer des colis adressés à des personnes déjà internées ou déportées. Il avait trouvé les moyens de faire sortir de Drancy les enfants nés en France et arrêtés avec leurs parents. Il avait créé un foyer pour eux. Il est arrêté avec sa femme Georgette et sa fille Myriam le 11 février 1943. Transférés à Drancy, ils sont déportés le 17 décembre 1943 par le convoi 63.

 

BLOCH GeorgetteBLOCH Georgette, 25 ans

Née le 3 avril 1918 à Metz

Adresse: 1 rue Maillochon à Poitiers

Épouse de Élie BLOCH, cheftaine EI. Arrêtée avec son époux et leur fille Myriam.

Morte en déportation convoi 63

 

 

BLOCH Myriam, 6 ans

Née le 27 septembre 1937 à Metz

Adresse: 1 rue Maillochon à Poitiers

Morte en déportation convoi 63

 

 

BLOCH GeorgesBLOCH Georges-Salomon, 19 ans

Né le 17 septembre 1922 à Strasbourg

Totem « Grenouille »

Adresse: La Querrie à Soulaire et Bourg

Éclaireur de la troupe Cerf Beer à Strasbourg avec Chameau

Routier avec Raymond Winter à Strasbourg puis à Bordeaux au début de la guerre où il sera animateur chef E.I.

Il commence des études secondaires en 1939 et entre à l’Institut national d’agronomie (I.N.A). Il y étudiera jusqu’en juin 1942.

En 1942, il part en stage agricole dans une ferme du Maine-et-Loire près d’Angers.

Il maintient le contact avec les E.I.F. et reste actif tant que c’est possible.

Le 16 juillet 1942, la Gestapo vient le chercher durant son travail dans un champ et quatre jours après, il part pour Auschwitz par le convoi 8 le 20 juillet 1942.

 

 

BLOCH GilbertBLOCH Gilbert, 24 ans

Né le 20 avril 1920 à Paris

Chef de Lautrec dit lieutenant Patrick

Adjoint de Gamzon au maquis E.I.

Mort au combat, en août 1944

Il venait d’une famille assez assimilée. Son grand-père avait été président de la communauté de Nancy et son père maire-adjoint dans le XVI arrondissement de Paris. Il interrompt ses études à Polytechnique à cause de la guerre et prend contact en 1942 avec les E.I.F. IL devient responsable de l’école de Lautrec. Léo Cohn lui apprendra l’hébreu ainsi que les prières. Quand le chantier rural de Lautrec a été dissout par la décision de l’équipe nationale des E.I.F. il part rejoindre la compagnie Marc Haguenau au maquis de Vabre, il en devient le chef pendant que Robert Gamzon s’occupe des relations avec les autres maquis. Son travail consistait entre autres choses, à réceptionner du matériel parachuté et de faire disparaître les traces des parachutages en récupérant rapidement les containers égarés. Il devait également monter la garde autour du terrain. Le 7 août 1944, lors d’un parachutage près de Viane, une colonne blindée allemande les attaque. Il est tué avec deux de ses camarades EI : Rodolphe Horwitz et Roger Gotschaux.

Voilà ce qu’écrit Hubert Beuve-Méry (État-major de la montagne noire) :
« Les allemands se ruèrent sur l’un des cantonnements de la compagnie juive. Le combat fut violent mais court, car la plupart des hommes étaient au parachutage. On retrouva le cadavre de Gilbert Bloch crispé dans la position du tireur couché. Les blessés avaient été achevés sur place et le camp livré aux flammes.»

Il n’avait plus de famille proche, son jeune frère était mort prématurément et ses parents étaient décédés. Il ne lui restait qu’une tante. Il repose au cimetière de Viane (Tarn) non loin du lieu où il est tombé.

BLUMBERG Estera, 21 ans

Née le 1er juillet 1921 à Nowy Dwor (Pologne)

Adresse: Camp d’internement, Les Milles à Marseille

Arrêtée à Nîmes  

Morte en déportation convoi 29

D’après le témoignage du Docteur Simon, Estéra se faisait appelé Myriam.

 

 

BLUMBERG Sara Nora-Sura, 23 ans

Née le 9 août 1919 à Nowy Dwor (Pologne)

Adresse: Camp d’internement, Les Milles à Marseille

Arrêtée à Nîmes

Morte en déportation convoi 29

D’après le témoignage du Docteur Simon, Sara Nora était gouvernante.

 

 

BOUIEFF Boris

Nous n’avons rien trouvé sur son parcours sauf que son nom était noté plusieurs fois sur la liste des anciens de la Sixième.

 

 

BRUNSCHWIG Gaston

Né en France en 1920

Chef EI. Il rejoint le maquis du Vercors

Mort au combat

 

 

CAHEN Thérèse, 47 ans

Totem « Herminette »

Née le 7 janvier 1897 à Paris,

Adresse: 5, Rue Granville, Saint-Mandé

Travaillait à l’U.G.I.F.

Morte en déportation convoi 47

 

 

CARACO André

Chef de troupe à Paris

Fusillé

 

 

CHILIPANOFF Nina

Éclaireuse à Nîmes

Morte en déportation

 

 

COHEN Claude

Chef routier à Brives

Mort en déportation

 

 

Cohn JackyCOHEN Jacky, 18 ans

Né en 1926 à Paris

Fusillé à Tourtoirac le 1er avril 1944

 

 

leo_cohnCOHN Léo, 30 ans

Né le 15 octobre 1913 à Lubeck (Pologne)

Adresse: La Caroussinière à Labessonié

Animateur avec son épouse Rachel de la Citée à Paris puis du centre communautaire de Strasbourg et du chantier de Lautrec

Déporté par le convoi 77 le 31 juillet 1944

Dès que la guerre éclate En France, les ressortissants allemands – juifs et non juifs – sont internés dans des camps. Léo choisit de s’engager dans la Légion étrangère. Son unité stationne à Colomb-Béchar.

En 1940 il est démobilisé et se met à la disposition des E.I.F. Il rejoint sa femme Rachel qui se trouve à Moissac où son fils, Ariel, naîtra en août 1940 (sa fille Noémie est née en 1938). Dès 1941, Castor (Robert Gamzon) va lui demander de rejoindre la ferme à Lautrec (Tarn) chez les E.I.F. où il fait régner un esprit spirituel.

Il publie un journal « Sois chic», bulletin de liaison de la branche rurale des E.I.F.

Après l’invasion de la zone sud par l’armée allemande, il devient avec Samy Klein, aumônier itinérant. Sa femme et ses trois enfants partent clandestinement pour la Suisse. Fin 1943, les chefs EI décident d’éloigner les femmes et les enfants des chantiers ruraux et Léo organise avec l’O.J.C (Organisation juive de combat) le départ des familles vers l’Espagne et la Palestine. En avril 1944, il participe à l’accompagnement de convois d’enfants pour l’Espagne. Le 14 mai, Robert Gamzon donne les dernières instructions à Léo pour le convoi qu’il doit mener en Israël mais à peine arrivé  dans la gare de Toulouse deux hommes en civil se jettent sur lui en le traitant de « cochon de juif ». Il est emmené avec Jacques Roitman et une autre personne qui, elle, reviendra de déportation. Il réussit à avaler la liste des enfants qu’il devait encadrer. Incarcéré à Drancy, une responsable E.I.., Elsa Baron, veut le faire évader mais il refuse. À Drancy il retrouve ses réflexes d’éducateur et va s’occuper, jusqu’à leur départ, des enfants sans famille internés à Drancy. Il va y organiser des chorales et des cours. 

Il part par le convoi 77 avec 300 enfants qui parfois ne connaissent même pas leur identité.

Il meurt à l’hôpital d’Ausbourg le 4 juin 1945 après la libération des camps.

 

 

Marianne-CohnCOHN Marianne, 21 ans

Née le 17 septembre 1922 à Mannheim, connue sous le nom de Marianne COLIN

Elle est responsable du passage clandestin d’enfants vers la Suisse.

Responsables: Simon Levitte, Otto Giniewski (Toto), Georges Schneck (Marcel Dufour) et Emmanuel Racine

Symbole de la Résistance juive en France

Assassinée à coups de bêche à Annemasse le 8 juillet 1944

Sa famille quitte l’Allemagne et s’exile en Espagne en 1934. Elle s’installe définitivement en France en 1938. Dès le début de la guerre, en tant qu’allemands ils sont internés dans un camp de concentration et Marianne est envoyée dans une ferme école. C’est ainsi qu’elle fera connaissance avec les E.I.F.

Dès 1942, Marianne est agent de liaison chez les E.I.F. et participe à la distribution des faux papiers à Grenoble. Elle est envoyée à Annemasse par Toto du M.J.S. pour remplacer Mila RACINE qui vient d’être arrêtée et déportée et s’occupe du passage des enfants vers la Suisse. Le 31 mai 1944, elle est arrêtée avec Roland Epstein et 28 enfants âgés de 4 à 15 ans. Ils sont transférés à l’hôtel Pax qui servait de prison à Annemasse. Le maire de la ville Jean Deffaugt (qui a été nommé Juste parmi les nations en 1966) transmettait des courriers aux prisonniers au risque de sa vie.

La Résistance locale décide d’organiser leur évasion, mais elle refuse pensant que les allemands se vengeraient sur les enfants. Le maire de la ville, Jean Deffaugt ainsi que Georges Loinger et Emmanuel Racine menace le commandant allemand d’exécution si les enfants n’étaient pas libérés. Ils réussissent à sauver les enfants. Dans la nuit du 3 et 4 juillet 1944 (À quelques heures de la Libérationde la région), la Gestapo de Lyon emmène Marianne et deux autres prisonnières. Elles seront assassinées à coup de bêche dans la campagne.

On retrouvera, 10 jours plus tard, leurs corps mutilés.

Marianne a écrit durant sa captivité un poème :

 « Je trahirai demain »

Je trahirai demain pas aujourd’hui.

Aujourd’hui, arrachez-moi les ongles,
Je ne trahirai pas.

Vous ne savez pas le bout de mon courage.
Moi je sais.
Vous êtes cinq mains dures avec des bagues.
Vous avez aux pieds des chaussures
Avec des clous.

Je trahirai demain, pas aujourd’hui,
Demain.
Il me faut la nuit pour me résoudre,
Il ne faut pas moins d’une nuit
Pour renier, pour abjurer, pour trahir.

Pour renier mes amis,
Pour abjurer le pain et le vin,

Pour trahir la vie,
Pour mourir.

Je trahirai demain, pas aujourd’hui.
La lime est sous le carreau,
La lime n’est pas pour le barreau,
La lime n’est pas pour le bourreau,
La lime est pour mon poignet.

Aujourd’hui je n’ai rien à dire,
Je trahirai demain.

Marianne Cohn, 1943

 

 

CWANG Chaïm, dit Charles Graf, 18 ans

Né en 1927 à Mulhouse

Chef E.I. à Lyon

Membre de la Sixième

Arrêté à la ferme-école de Saint-Germain

Fusillé par la Milice à Villemotier le 19 mai 1944

Il travaille au groupe rural de Saint-Germain. C’est une ferme où des E.I.F. trouvent refuge et travaillent la terre.

Aron Wolf, était instructeur E.I. à l’école de Lautrec et visitait les centres de jeunes juifs. Malgré l’interdiction du régime de Vichy, il part en mission à l’école rurale de Saint-Germain. 

Il est arrêté par la Milice française ainsi que Chaïm Cwang (18 ans), Jean Schwab (34 ans), Roger Meyer (22 ans) et Raphaël Horowitz (16 ans).

Ils seront tous fusillés le 19 mai 1944.

 

 

DARMON Georges

Chef d’équipe à Oran (Algérie)

Mort au combat

 

 

DONOFF David – dit Dodo, 24 ans

Né le 15 janvier 1920 à Paris

Chef d’E.I. à Paris, membre de la Sixième, résistant, connu sous le nom d’André Donnet

Responsable: Major Anthony Brooks

David a travaillé à Moissac, à Lyon au sauvetage des enfants internés à Gurs.

Tué par la Gestapo lors d’une rafle à Lyon le 27 juin 1944,

David est appelé Dodo par tous ceux qui le connaissent et David par ses parents.

Il fait rapidement preuve d’un courage hors du commun et prend des risques parfois inconsidérés. Il est en rapport avec tous ceux qui s’occupent du sauvetage des enfants, des familles et de la Résistance. Mis à part son rôle dans la Sixième, Il va travailler avec l’abbé Glasberg en 1943 (déclaré Juste parmi les nations en 2004) sur le sauvetage des familles, avec Joseph Fischer (Transmission du courrier de Fischer en Suisse). Il va également cacher le commandant Thomas de l’armée britannique, parachuté pour diriger les opérations de sabotage du réseau Buckmaster. Dodo est partout, il est calme, efficace et sait prendre des initiatives sans mettre en danger ses compagnons. En 1941, membre des E.I.F. il se fait interner volontairement au camp de Gurs pour aider ceux qui y sont enfermés. Il réussit à faire évader des jeunes adolescents qui trouveront refuge à Moissac auprès de Shatta et Bouli Simon.

Après les grandes rafles d’août 1942 en zone Sud, il trouvera d’autres familles d’accueil dans les institutions religieuses et chez les paysans. Il organise le courrier entre Lyon et Genève et est chargé du transport de fond du J.O.I.N.T destiné à la Résistance juive en France.

Le mardi 27 juin 1944, Dodo parle avec J. Fischer sur les nouvelles mesures à prendre pour le sauvetage des enfants. Puis, il part au Service social des immigrants dirigé par Denise Grundwald et Marcelle Trillat. Il a dans sa sacoche des faux papiers et des cartes d’alimentation. Il tombe en pleine perquisition du bureau par la Gestapo. Quand on lui demande de donner sa serviette, il se précipite sur la porte et s’enfuit. La Gestapo lui tire dessus. Dodo est grièvement blessé. Il est transporté à l’hôpital Edouard Herriot. Une balle l’a atteint au foie, les chirurgiens décident de l’opérer.

Il est enregistré sous son faux nom d’André Donnet et comme personne ne sait qu’il est juif, il demande à voir un prêtre. Il explique au prêtre qui il est réellement et va lui donner toutes les adresses et les noms des personnes concernées par les faux papiers trouvés par la Gestapo. Il meurt de la suite de ses blessures à 12h30, le 27 juin 1944, à l’âge de 24 ans.

Le prêtre va se présenter au domicile des Fischer et ainsi éviter l’arrestation de toutes les familles.

Marcelle Trillat qui aidait Dodo à l’association va être arrêtée et torturée. Denise Grunwald va réussir à s’échapper.

 

DONOFF Nelly, 32 ans 

Née WEYL à Mulhouse le 20 novembre 1911

Adresse: 148, rue Dessaix à Chambéry

Cheftaine de louveteaux

Responsable : Robert Donoff dit Casoar

Elle rencontre Robert Donoff qu’elle épouse fin 1940

Ils s’installent à Toulouse et y accueillent tous les EI de passage entre 1941 et 1943.

C’était une excellente pianiste et une personne très sensible.

En janvier 1944, enceinte de son premier enfant, elle est arrêtée à Chambéry à son domicile avec son mari et déportée à Auschwitz.

Morte en déportation convoi 67

 

DONOFF Robert, 31 ans

Né le 11 mars 1912 à Paris

Totem « Casoar »

Adresse: 148, rue Dessaix à Chambéry

Commissaire provincial de Toulouse

Membre de la Sixième

Mort en déportation convoi 67

Fils aîné d’une famille nombreuse, il commence à travailler très jeune. Il entre aux E.I.F. en 1929 et y gravit les échelons de la hiérarchie scoute. Il devient chef de la troupe Daniel et se consacre surtout à l’organisation de manifestations régionales.

Il va demander l’aide de la Baronne de Rotchschild pour organiser une colonie de vacances. À la déclaration de la guerre en 1939, il va être infirmier militaire et fera preuve d’un grand courage. En 1940, après la débâcle, les E.I.F. l’envoie comme commissaire provincial à Lyon où il crée le groupe local et fait connaissance avec l’abbé Glasberg qui tente d’aider les internés de Gurs et de Rivesaltes. Il part ensuite à Toulouse. Il est l’un des premiers à fabriquer des faux papiers et il organise les premiers passages vers l’Espagne. Il crée des groupes clandestins à Pau et Agen.

En 1943, il est « grillé ». Sur l’ordre des E.I. il est nommé directeur de l’U.G.I.F. à Chambéry et continue son travail clandestin avec la Sixième. Il organise une assistance pour les juifs envoyés en zone italienne.

En janvier 1944, il est d’abord arrêté seul puis relâché. En rentrant chez lui, il détruit tous les documents compromettants mais tarde à partir. La Gestapo vient chez lui et l’arrête ainsi que sa femme, Nelly qui était enceinte.

Ils sont déportés vers Auschwitz.

 

DREYFUS Michel dit Pierre Durand, 21 ans

Né le 1er avril 1922 à Montmorency

Adresse: Hôtel de France, Marseille

Chef E.I. à Limoges

Membre de la Sixième

Responsable: Denise Levy dite Belette

Avant la guerre il habitait à Paris.

En 1940, il s’installe à Bordeaux. En 1941, il commence des études de chimie à Montpellier. En 1942, il part à Limoges et devient responsable des E.I.F. puis ensuite responsable au sein de la Sixième du sauvetage des enfants de Limoges, Toulouse et Grenoble. Il refuse d’aller rejoindre son père qui s’est réfugié en Suisse.

En 1943, il s’occupe de trouver des planques pour les personnes recherchées, leur fournit des faux papiers et une aide matérielle. Il est arrêté lors d’une rafle dans les locaux du C.A.R (Comité d’aide aux réfugiés) de Marseille. Incarcéré à la prison des Baumettes, il est transféré à Drancy fin mai 1944 et déporté à Auschwitz.

Mort en déportation convoi 69.

 

 

EBERLIN Benjamin

Nous n’avons rien trouvé sur son parcours sauf que son nom apparaît sur les listes.

 

 

ELBOGEL Michel

Il y a eu une faute dans la liste de Jacques Pulver sur l’orthographe du nom que nous n’avons pas pu corriger à temps, il s’agit d’ELBOGEN Michel

Chef E.I.

Mort en déportation

 

 

 ELKAIM Georges, 20 ans

Né le 31 octobre 1924 en Algérie

Chef routier à Oran (Algérie)

Mort au combat à la bataille de Ramesnack dans les Vosges le 2 décembre 1944. Après la guerre, la troupe d’Oran portera son nom.

 

 

ESKENAZI Maurice, 34 ans

Né le 10 mars 1910 à Grenoble

Chef E.I. arrêté à Lyon

Mort en déportation convoi 78

Il s’occupe du passage des enfants vers la Suisse et donne des ordres au groupe d’E.I. de la troupe Trumpeldor à Grenoble dirigé par Henri Hassid. Il organise des relais de renseignements pour les personnes susceptibles d’être arrêtées : préparation de lieux de camouflage notamment avant la grande rafle du 26 août 1942.

Il est responsable avec Toto (Otto Giniewski) d’Henri Hassid qui faisait partie du M.J.S. (Mouvement de jeunesse sioniste). Il continuera à organiser les départs des enfants pour la Suisse jusqu’à son arrestation en 1944 à Lyon.

Arrêté à Lyon et déporté le 11 août 1944 pour Auschwitz.

EWSELMANN Colette, 17 ans

Née le 9 mai 1926 à Nice

Adresse: 12 Avenue du Maréchal Foch à Nice

Cheftaine de clan E.I.

Elle faisait partie d’une famille très concernée par la communauté juive de Nice.

De nombreux réfugiés juifs allemands ont trouvé, pour quelques nuits, refuge chez ses parents. Elle était très populaire au sein des E.I.F. À partir du mois d’août 1942, elle organise le passage clandestin des enfants de l’O.S. E dans les Alpes Maritimes. Elle connaissait bien la doctoresse de l’O.S.E.  Madame Herschcowitz à Nice.

Le 8 septembre 1943, le sort des juifs en zone italienne a changé. Et le soir du 21 septembre 1943, elle est arrêtée chez elle avec ses parents. Sa sœur Jeannette raconte qu’un de ses cousins l’a vu travailler quelques semaines à Auschwitz mais qu’à la sélection suivante, elle avait disparue.

Morte en déportation convoi 60.

C’est quoi la Sixième ?
Mur des noms : F — J
Mur des noms : K — O
Mur des noms : P — T
Mur des noms : U — Z

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