Mur des noms : F — J

FELDBAU Jacques, 28 ans

Né le 22 octobre 1914 à Strasbourg

Adresse: 77 rue des Marins à Châteauroux

Chef E.I. à Limoges, Résistant

Responsable: Frédéric Hammel dit Chameau

Mort en déportation convoi 60 le 10 octobre 1943 pour Auschwitz.

Jacques était agrégé de mathématiques. Après l’évacuation de Strasbourg en 1939, il rejoint Clermont-Ferrand où l’université de Strasbourg s’est installée. Il met au point une théorie mathématique qu’il présente le 12 mai 1942 sous le nom de Jacques Laboureur. Il participe avec les E.I.F. et avec le rabbin Samy Stourdze à la Résistance, il travaillera également avec le professeur Robert Waitz au F.T.P.

C’est Chameau (Frédéric Hammel) qui l’intègre dans la Sixième dès 1942. Il est arrêté le 25 juin 1943 à Clermont-Ferrand alors qu’il vient récupérer des documents pour sa thèse. Il est transféré à Drancy en octobre 1943 et part pour Auschwitz. Il réussit à être au block d’infirmerie à Monowitz (camp de travail d’Auschwitz).

Fin 1943, il organise le sabotage de l’usine I.G. Farben où de nombreux déportés travaillent. 

Après l’évacuation du camp de Monowitz, il se retrouve au camp de Flossenburg où il participera avec Marcel Strouze au sabotage des usines Henkel.

Ils seront dénoncés. Jacques est envoyé au camp d’Ebensee qui dépendait du camp de Mathausen. (Un témoin Robert Frances affirme l’avoir vu durant la marche de la mort transporté par des déportés encore valides. Il décède le 22 avril 1945 à Ganecker en Bavière).

Ce témoignage contredit le témoignage de Marcel Stourdze ci-après.

La bibliothèque de mathématiques de l’université de Strasbourg porte son nom.

Témoignage de Marcel Stourdze (le frère de Samy) témoignage en 1985 :
J’ai connu Jacques à l’école rabbinique lorsqu’il était au Talmud Thora avant son Bac. Il a quitté le séminaire après son Bac. Je l’ai perdu de vue ensuite et malheureusement je l’ai retrouvé au camp de Monovitz fin 1943. Tous les déportés travaillaient pour l’usine I.G Farben. À cette époque, le groupe de Résistance française n’était pas suffisamment organisé mais dès son arrivée, Jacques nous a aidés à saboter l’usine. Il a retrouvé le professeur Robert Waitz qui était avec moi-même co-chef de la Résistance française. Nous avons réussi à affecter Jacques comme infirmier au Krankenbau (infirmerie du camp) qui comptait environ 15.000 déportés. Jusqu’en janvier 1945, date de l’évacuation du camp, Jacques est resté très actif dans les actes de Résistance et dans l’aide apportée aux déportés. Nous avons fait la marche de la mort et après être arrivés au camp de Mathausen, je l’ai retrouvé au camp d’Oranienbourg. Les déportés travaillaient dans l’usine HENKEL et certains d’entre eux ne voulaient pas que nous sabotions l’usine. Ils nous ont dénoncé. Nous avons été envoyés à Flossenbourg, nous étions au bloc 10 dont le chef était un prêtre catholique, particulièrement antisémite. En représailles, Jacques a été envoyé au petit camp d’Ebensee et moi je suis parti pour Regensburg. (J’ai appris que Jacques était mort de faim à Ebensee mais je pense plutôt qu’il est mort sous les coups des kapos.)

 

 

FEUERSTEIN Jacques, alias Forgeot dit Fayot, 21 ans

Né le 25 août 1922 en Pologne

Adresse: 79, boulevard Gergovia à Clermont-Ferrand

Membre de la Sixième

Mort en déportation convoi 63, partit le 17 décembre 1943 pour Auschwitz

Responsables: Henri Wahl (Chamois, Jean Gainard), Marcel Gershon

Dès 1941, il fait partie de la Résistance des E.I.F. en liaison avec l’O.S.E. (Oeuvre de secours des enfants) à Clermont-Ferrand. Il accompagne vers des planques les enfants juifs allemands et autrichiens réfugiés en France. Il leur fournit des faux papiers. Il doit quitter Clermont-Ferrand à la suite de la trahison d’un officier de Clermont (Mathieu qui en novembre 1943 a dirigé la rafle de la faculté de Strasbourg sera fusillé après la libération). Courant 1942, Jacques est donc muté à Lyon par la Sixième et crée un laboratoire de faux papiers dans sa chambre avec Roger Appel et Marcel Gershon. Ils fabriquent des centaines de faux papiers pour les juifs et ceux qui veulent éviter le S.T.O (Service du travail obligatoire). Il est arrêté « bêtement » place Bellecour à Lyon le 8 novembre 1943 dans une rafle en représailles à un attentat perpétué contre un officier allemand. Il est transféré au Fort Montluc où il est torturé. Il ne donnera pas l’adresse de sa planque (heureusement car elle était remplie de mitraillettes).

Roger Appel le remplacera avant d’être également arrêté et déporté.

Jacques sera déporté sous son faux nom Jacques Forgeot le 17 décembre 1943 où il retrouvera plus tard Roger Appel et Claude Gutmann dans une fabrique de margarine à Monowitz (commando de travail dépendant d’Auschwitz).

Roger Climaud, un des responsables de la Sixième, témoignera sur le fait que Jacques organisa un groupe de résistants au sein même du camp de Monowitz et fournissait légumes et médicaments à des déportés.

D’après les témoignages des survivants, dans un convoi de déportés, des pains avaient été lancés dans le wagon au cours d’un transfert de déportés. Jacques voulait en assurer la juste répartition, c’est alors que certains déportés, devenus bestialement sauvages et ne pouvant plus contrôler leur faim, l’auraient jeté par-dessus bord au niveau des quais de la gare de Dresde où il aurait été abattu par les allemands (février 1945).

Quand Jacques était à Clermont-Ferrand, il a fait la connaissance de Léon Blum, qui l’a proposé pour la Légion d’Honneur à titre posthume (Croix de guerre à titre posthume).

 

 

FRENKEL Boris, dit Henri Dumas, 21 ans

Né le 22 février 1922 à Paris

Routier à Toulouse

Arrêté le 25 août 1943, déporté le 18 juin 1944 vers Dachau, Mathausen et Gusen II (Autriche)

Responsables: Lucien Fayman (Louis Hibou), Capitaine Buckmaster.

Mort en déportation le 23 mars 1945

Dès 1942, ancien E.I., il fait partie du groupe de routiers qui entrent dans la Résistance puis dans la Sixième sous la direction de Lucien Fayman. Il prend alors le nom d’Henri Dumas. Il appartient également au réseau Buckmaster et est en liaison avec la 35ème brigade. Le 25 août 1943, il est arrêté par la Milice après avoir blessé l’un des leurs.

Il est jugé le 26 février 1944 et condamné à 20 ans de travaux forcés. Après être passé dans les prisons de Saint-Michel, de Toulouse, il est transféré à Compiègne le 1er juin 1944 et le 18 juin, il est déporté à Dachau, Mathausen et Gusen II(Autriche) où il décède le 23 mars 1945.

 

 

GATTEGNO Régine, 19 ans

Née le 15 septembre 192 à Lyon

Adresse: 133, rue Cuvier à Lyon

Cheftaine des « Petites ailes »

Responsables: Marcel Gershon,

Membre de la Sixième travaille avec l’O.S.E. à Lyon

Prise dans une rafle

Morte en déportation convoi 53, le 25 mars 1943

Régine est une E.I.F. d’origine turque et elle est recrutée comme agent de liaison par Marcel Gherson pour la Sixième. Elle trouve des planques, en Haute-Loire, pour les enfants en danger. Elle fait parvenir aux familles cachées, des faux papiers et les avertit en cas de descentes de police dont elle a connaissance. Elle se trouve en mission rue Sainte Catherine à Lyon le 9 février 1943, jour de la grande rafle de Lyon organisée par la Gestapo sous les ordres de Klaus Barbie. Elle est arrêtée et déportée au camp de Sobibor par le convoi 53 le 25 mars 1943.

 

 

GELMANN Armand, 22 ans 

Né le 25 juin 1921 Bielitz, en Pologne

Adresse: 15, rue du Louvre à Paris

Membre de la Sixième  

Mort en déportation convoi 58

Armand est l’agent de liaison du docteur Sigmond Hirsch (DJIGO) qui se trouvait à Moissac et qui a été arrêté lors de la grande rafle de Moissac. Il établit des contacts avec les secrétaires de mairies, des gendarmes, des cultivateurs afin d’établir des planques dans la région du Tarn et Garonne, notamment pour les enfants réfugiés à Moissac. Grâce à son action, de nombreux juifs trouvent un refuge. Il est arrêté à Paris par la Gestapo sur dénonciation alors qu’il était en mission. Il est déporté vers Auschwitz le 31 juillet 1943 par le convoi 58.

 

 

GLOWASKY Maurice

J-P. Bader et Jacques Pulver l’ont plusieurs fois noté comme résistant sur des listes, Mais je n’ai rien trouvé dans le livres et archives consultées. Il y a un Glowaski Henri qui était au maquis de Vabre et qui y a rejoint ses deux frères : Simon Glowaski qui est mort au combat, mais je n’ai rien trouvé sur Maurice.

 

 

GOLDLUST Léo

Il est bien noté sur la liste de Jacques Pulver mais sans autres précisions qu’agent de liaison.

 

 

GOTSCHAUX Roger, 31 ans

Né le 07 février 1913 à Paris

Membre de la Sixième

Maquis compagnie Marc Haguenau

Mort au combat le 8 août 1944

Responsables: Guy de Rouville, Gilbert Bloch (Lieutenant Patrick)

Il rejoint la Résistance au maquis de La Malquière puis à Vabre avec les E.I.F. le 6 juin 1944. Il est affecté à la compagnie Marc Haguenau où il est secrétaire du lieutenant Patrick (Gilbert Bloch). Dans la nuit du 7 et 8 août 1944 sous la direction de Robert Gamzon, la compagnie doit réceptionner un parachutage. Quatre parachutistes se posent et sont immédiatement emmenés dans un endroit sûr. Des blindés allemands arrivent alors et attaquent les maquisards sur la piste d’atterrisage improvisée. La compagnie se replie dans le camp de Larroque (Maquis E.I..).  Le lendemain les allemands arrêtent les paysans voisins qui, sous la torture, donnent la position du maquis.  

Les combats continuent et sept maquisards sont tués dont trois membres de la compagnie Marc Haguenau : Roger Gotschaux, Gilbert Bloch, Rodolphe Horwitz.

 

 

 GRADWOHL Marcel, dit Marcel Girbal, 23 ans

Né en 1921 à Pfaffenhofen

Totem «Souris»

Membre de la Sixième

(Sauvetage clandestin) de Raymond Winter

Mort au combat, fusillé à Soubizergues le 14 juin 1944

Responsable: Raymond Winter (Raymond Verdier)

Marcel est totémisé « Souris » à cause de sa petite taille et de son activité permanente. Marcel se réfugie à Montpellier mais il est appelé à faire son service dans les chantiers de jeunesse crées par l’Etat de Vichy. Les classes finies, il part rejoindre les E.I..F dans leur Résistance. Il apporte ravitaillement aux convois de déportés qui passent en gare de Montpellier en direction de Drancy.

Il devient très vite le bras droit de Raymond Winter (son cousin) et assure la liaison avec les organismes non juifs pouvant apporter de l’aide à ses protégés.

Dès le débarquement des alliés en 1944, il reçoit l’ordre de rejoindre la Sixième et d’aller avec son groupe (Roger Gradwohl, Edgard Levy, Raymond Winter) au maquis des E.I..F dans le Cantal. Il sera arrêté avec ses compagnons le 10 juin 1944 et fusillé avec 22 autres résistants non juifs.

 

 

GRADWOHL Roger, 21 ans

Né 15 août 1923 à Pfaffenhofen

Membre du réseau Sixième de Raymond Winter

Mort au combat, fusillé à Soubizergues, le 14 juin 1944

Responsables: Raymond Winter Marcel Gradwohl (Souris)

Roger participe au « plaquage » des jeunes. Il leur fournit des faux papiers. Lors du débarquement des alliés en 1944, Roger avec son frère Marcel, son cousin Raymond Winter et Edgard Levy reçoivent l’ordre de rejoindre le maquis. Ils sont arrêtés le 10 juin 1944 dans le Cantal et fusillés le 14 juin 1944 avec 22 autres résistants non juifs.

 

 

GRUNWALD Martin, 14 ans

Né le 21 novembre 1927 à Stuttgart

Adresse: 1, rue de la Prévôté à Nîmes

Mort en déportation convoi 29

Éclaireur

 

 

GUTMANN Claude, 29 ans

Né le 27 février 1914 à Paris

Totem «Griffon»

Adresse: 1, rue de la Terrasse à Nice

Commissaire local du groupe Joseph de Naxos de l’Union libérale

Membre de la Sixième

Pris et torturé

Mort en déportation convoi 62

Commissaire des E.I.F. et responsable de la Sixième pour la région lyonnaise.

Le 26 août 1942, une très grande rafle a lieu à Lyon, 1 200 personnes adultes et enfants sont arrêtés et transférés à la caserne de Vénissieux. Une commission est créée pour trouver des moyens pour les libérer. Cette commission comprend Claude, le docteur Joseph Weill et Charles Lederman de l’O.S. E, Georges Garel, l’abbé Glasberg (reconnu en 2004 Juste parmi les nations), Gilbert Lesage (reconnu juste en 1985). Ils vont réussir à trouver des arguments pour faire libérer le maximum de personnes. 50 adultes et 108 enfants vont ainsi être pris en charge par les diverses organisations. Claude emmène les 108 enfants au local des E.I.F. à la Croix Rousse où des assistantes, des étudiantes et des cheftaines les dispersent vers les différentes caches possibles trouvées grâce à l’O.S.E. et aux amitiés chrétiennes. Mais le 30 août 1942, le préfet régional exige que les enfants lui soient livrés. Le père Chaillet (reconnu Juste parmi les nations en 1981) et le cardinal Gerlier (reconnu Juste parmi les nations en 1980) refusent.

Le père Chaillet sera mis en résidence forcée. Claude part à Nice mais l’armée allemande qui a remplacé l’armée italienne traque les juifs sans relâche. Les E.I.F. s’unissent avec la M.J.S. (Mouvement de La jeunesse sioniste) pour sauver un maximum de familles. Claude et Jacques Weintrob, responsables régionaux du M.J.S. sont arrêtés et transférés à Drancy d’où ils partiront le 20 novembre 1943 pour Auschwitz par le convoi 62.

Arrivés au camp de Monowitz (commando dépendant d’Auschwitz) Roger Climaud, Jacques Feuerstein et Roger Appel le verront, alors qu’il était déjà très affaibli.

 

 

GUTWIRTH Fanny, 20 ans

Née le 28 juillet 1923 à La Haye, aux Pays-Bas

Adresse: 49, Avenue Monplaisir à Nice

Agent de liaison de la Sixième

Morte en déportation convoi 64

Responsable: Paulette Gutwirth (totem « plumette»)

Membre de la Sixième, elle participe très vite au sauvetage des enfants et des adultes en leur procurant de faux papiers et les met à l’abri. Elle visite régulièrement les enfants et les ravitaille. Elle poursuivra son action de mars 1943 à septembre 1943 à Grenoble, puis à Nice jusqu’au 21 novembre 1943, date de son arrestation.

Elle est déportée avec sa mère et ses sœurs âgées de 14 et 16 ans par le convoi 64. Aucune n’est revenue.

 

 

HADAD Georges

Instructeur à Sousse (Tunisie)

Mort en service commandé.

 

 

HAGEM Nicole

Son nom est bien noté sur la liste de Jacques Pulver avec la précision de son décès en déportation.

 

 

HAGUENAU Marc, 40 ans

Né le 23 novembre 1904 à Paris

Totem «Colombe»

Créateur, avec Robert Gamzon, de la Sixième

Secrétaire des E.I.F.

Dirige l’organisation des maquis E.I.F.

Mort au siège de la Gestapo, le 20 février 1944

Responsable: Robert Gamzon (Castor soucieux)

Dès 1942, Marc est parmi les chefs E.I. qui crée le service social des jeunes. Il dispose de l’argent nécessaire au travail de sauvetage des enfants, notamment ceux qui sont réfugiés à Moissac sous la responsabilité de Shatta et Bouli Simon. Il mettra en place tout un réseau de planques pour disperser les enfants avant les rafles et arrestations en 1943. Il anime des cercles clandestins, met en place la fabrication de faux papiers. En mission à Grenoble, il est arrêté par la Gestapo le 18 février 1944.

Il tente de s’échapper par la fenêtre de l’hôtel Suisse et Bordeaux pour échapper à l’interrogatoire, il est abattu par les allemands. Pour honorer sa mémoire, les E.I.F. du maquis de Tarn porteront le nom de « Compagnie Marc Haguenau»

 

 

HALIGNY Édouard

Routier à Batna, en Algérie

Mort au combat

 

 

HANAU Francis

Éclaireur à Vichy

Mort au combat

 

 

HAYEM Jean, 19 ans

Né le 19 janvier 1925 à Saint-Mandé

Membre de la Sixième

Responsable: Sender Szejner (Moulik, René Cazeaux)

Agent de liaison, arrêté, torturé

Fusillé à Vandoeuvre le 1er juillet 1944 par la division Das Reich

Recruté par Henri Wahl, Jean rejoint la Résistance à Brive en 1943. Il fabrique des faux papiers et des cachets à l’imprimerie régionale. Il diffuse des tracts, des cartes et des cachets. Il aide au transfert des jeunes, recherchés par la Milice et les allemands, au maquis de Corrèze à partir de 1944.

Il réussit, au péril de sa vie, à ravitailler plusieurs trains de déportés qui s’arrêtent dans la région.

Le 1er juillet 1944, alors qu’il transporte du matériel clandestin, il est arrêté par la division allemande Das Reich à Vandouevre-en-Poitou dans l’Indre. Les allemands l’emmènent dans le bois et le torture. Il refuse de dénoncer ses camarades.

Il est fusillé sur place.

 

 

HAYEM Monique, 23 ans

Née le 13 mai 1920 à Saint-Mandé

Adresse: Saint-Jean-La-Rivière

Membre de la Sixième

Responsable: Henri Wahl

Responsable des faux papiers, agent de liaison

Morte en déportation convoi 69

Monique est recrutée en même temps que son frère Jean en 1943, elle transporte toutes sortes de matériel clandestins (tracts, faux papiers, cachets). Elle organise tout un réseau pour accueillir les jeunes qui refusent le S.T.O (Service du travail obligatoire) : hébergement, ravitaillement et les dirige vers les maquis. Elle aide son frère dans le ravitaillement des trains de déportés qui traversent la région. Elle est dénoncée mais trouve refuge dans les Alpes-Maritimes. Dénoncée à nouveau, elle est arrêtée à Saint-Jean-La-Rivière dans les Alpes Maritimes, le 11 février 1944. Torturée, elle ne donne aucun renseignement.

Elle est déportée le 7 mars 1944 par le convoi 69 vers Auschwitz puis vers Bergen-Belsen.

 

 

HENZINSKI Erna, 20 ans

Née le 11 janvier 1922 à Sprendlingen, en Allemagne

L’orthographe de son nom est HENCINSKI, son frère Charles né le 7 juillet 1926, était parti rejoindre le maquis C.F.M.N. (Corps Francs de la Montagne Noire). Il a été fusillé en 1944.

Camp d’internement, les Milles

E.I.F.

Morte en déportation convoi 33 parti le 16 septembre 1942.

 

HIRSCH Berthe née WEYL, 36 ans

Née le 16 septembre 1907 à Strasbourg

Adresse: Saint-Michel

E.I.F. résistante, service de renseignement

Morte en déportation convoi 62

Berthe est assistante sociale de l’école de la place des Hospitalières-Saint-Gervais et du dispensaire de la rue des Deux-Ponts, dès 1941. Elle appartient au service de renseignement de l’armée volontaire en qualité d’agent de renseignements, correspondant au grade de sous-lieutenant. En 1942, elle arrive avec son mari le Dr Sigismond Hirsch (Djigo) à la maison des E.I.F. de Moissac, tenue par Shatta, née Hirsch et Bouli Simon. Elle rejoint avec son mari le réseau clandestin des E.I.F. : la Sixième et cachent 100 enfants dans la région d’Auvillar. Elle leur rend visite et les soigne jusqu’en octobre 1943. Dénoncée, elle est arrêtée par la Gestapo le 18 octobre 1943 à Saint-Michel dans le Tarn et Garonne.

Envoyée à Drancy où elle retrouve Denise Levi et son mari Henri ainsi que Danielle Banvelzweig. Elle sera déportée le 20 novembre 1943 à Auschwitz avec eux par le convoi 62.

 

 

HOROWITZ Raphaël dit Hendrix, 16 ans

Responsable: Frédéric Hammel, dit « Chameau»

Éclaireur, il trouve d’abord refuge dans la Ferme de Taluyer puis au groupe rural à Saint-Germain

Fusillé le 19 mai 1944 à Villemotier. Une plaque y rappelle le souvenir des 5 fusillés.

 

 

HORWITZ Rodolphe, 18 ans

Né en 1926

Membre du Maquis de Larroque, il faisait partie de la troisième section de la Compagnie Marc Haguenau

Membre de la Sixième

Responsable: Robert Gamzon (Castor soucieux, capitaine Lagnes)

Mort au combat au maquis de Larroque, le 7 ou le 8 août 1944

Rodolphe rejoint son frère Gérard à la Compagnie Marc Haguenau au maquis des E.I.F. à Larroque, le 1er août 1944. Il a 18 ans. Dans la nuit du 7 au 8 août 1944, lors d’un parachutage, les allemands attaquent le maquis. Il trouve la mort ainsi que six autres EI dont Gilbert Bloch et Roger Gotschaux.

Voilà ce qu’écrit Hubert Beuve-Méry (État-major de la Montagne Noire).

« Les allemands se ruèrent sur l’un des cantonnements de la compagnie juive. Le combat fut violent mais court, car la plupart des hommes étaient au parachutage. On retrouva le cadavre de Gilbert Bloch crispé dans la position du tireur couché. Les blessés avaient été achevés sur place et le camp livré aux flammes.»

 

 

 ISRAËL Yvette, 18 ans

Née le 23 juillet 1925 à Metz

Adresse: 17, rue Denis Papin, à Saint-Étienne

Cheftaine à Saint-Étienne

Morte en déportation convoi 72

 

 

JABTKO Robert, 21 ans

Né le 19 juillet 1923 à Paris

Mouvement de Libération nationale

Mort dans une embuscade de la Milice au maquis de Labruguière, le 3 juin 1944

Membre de la Sixième

Responsable : Commandant Dunoyer de Segonzac

Robert est membre de la ferme École de Lautrec, il rejoint le maquis de la Montagne Noire de la Sixième dans la première section de la Compagnie Marc Haguenau.

Lors de l’attaque du maquis de Labruguière (Tarn) le 3 juin 1944 par la Milice, il est mortellement blessé. Ses camarades le dépose dans un pré avant de battre retraite devant l’intensité des combats. Son corps est reconnu par son frère qui faisait partie du maquis,

 

C’est quoi la Sixième ?
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