Mur des noms : K — O

KAHN Simone, 28 ans

Née le 09 octobre 1915 à Paris

Adresse: 2 Rue Saint-Jacques à Grenoble

Cheftaine d’éclaireurs à Paris

Elle participe au réseau Garel

Morte en déportation convoi 69

Elle se réfugie à Lyon en juillet 1942 et travaille au C.A.R. (Comité d’Aide aux Réfugiés). Elle part pour Grenoble en 1943 et s’installe chez sa sœur Madeleine, assistante sociale à l’O.S.E. ( Oeuvre de Secours aux Enfants). Très vite Simone se rend compte des activités de sa sœur et décide également d’intégrer un réseau de Résistance. En février 1944, Madeleine va vouloir sauver un enfant juif dont les parents avaient été déportés en l’enlevant de la pouponnière de La Tronche. Une infirmière va dénoncer la jeune fille mais quand les allemands arrivent à leur domicile, ils ne trouvent personne. Malheureusement Simone n’avait pas été prévenue et un voisin communique l’adresse de son travail. Elle est arrêtée et torturée mais ne parle pas. Elle est transférée à Drancy d’où elle est déportée le 7 mars 1944 par le convoi 69. Des témoins racontent qu’elle s’est occupée d’un enfant d’une dizaine d’année durant tout le voyage dans le wagon ainsi qu’à leur arrivée à Auschwitz.

 

 

KAWIBOR Marcel, dit Marcel Cartin, 20 ans

Né le 6 mai 1924 à Domblin, en Pologne

Membre de la Sixième

Participe au combat de Villefranche-d’Astarac

Mort au combat le 12 juillet 1944

Marcel est interné dans le camp de Rivesaltes puis il rejoint un G.T.I. (Groupe de Travailleurs Immigrés) d’où il est renvoyé car il n’a pas encore 17 ans. En 1943, il est pris en charge par les EIF de Périgueux et il est placé chez un jardinier à Caussens dans le Gers. En juin 1944, il est recruté par le bataillon Armagnac où il reçoit le nom de Marcel Cartin. 

Il meurt au combat de Villefranche-d’Astarac le 12 juillet 1944.

Il repose au cimetière militaire de la colline de Meilhan.

 

 

KHANTINE Pierre, 29 ans

Né le 18 décembre 1915

Membre de la Sixième

Professeur de mathématiques, Commissaire régional en zone non occupée.

Professeur à Moissac, réfugié à Rouffignac, il est dénoncé par le maire et fusillé le 31 mars 1944.

 

Responsable: Robert Gamzon (Castor soucieux, capitaine Lagnes)

Il est professeur à l’école navale avant la guerre. Suite aux lois raciales de Vichy, il est exclu de ses fonctions. Il rejoint la Sixième dès l’été 1942. Il devient commissaire régional des E.I.F. en zone libre. Il est également professeur à Moissac. En charge de la fabrication des faux papiers, il recherche des planques pour les réfugiés.

Après l’occupation de la zone sud par les allemands en novembre 1942, les enfants de Moissac sont dispersés. Il part avec sa femme Paulette Benroubi en Dordogne à Rouffignac sous une fausse identité. Il est dénoncé par le maire de Rouffignac et est fusillé dans le cimetière de la ville en représailles contre le maquis.

Le maire de Rouffignac ne sera jamais inquiété.

Son nom est gravé sur le monument des fusillés de Rouffignac et d’Azerat ainsi qu’à l’École Normale Supérieure de Paris (ENSP).

 

 

KLATZMANN Tibi

Routier à Limoges 

Mort en déportation

 

 

KLEIN Samy, 29 ans

Né le 25 janvier 1915 à Hambourg, en Allemagne

Rabbin, membre de l’équipe nationale des E.I.F. de 1940 à 1944

Aumônier de la jeunesse 

Fusillé par la Gestapo le 7 juillet 1944

Responsable : Grand Rabbin Kaplan

En septembre 1940, le Consistoire central nomme Samy Klein aumônier général de la jeunesse, pour la zone libre (la Zone Sud) et particulièrement au service des E.I.F.

En mai 1943 il entre dans le mouvement de Résistance « France d’abord » fondé en 1941 par l’avocat socialiste André Boyer (résistant) dit Brémond. Il devient chef d’un groupe franc à Lyon où il recrute et instruit militairement plusieurs groupes de jeunes dans les chantiers ruraux des E.I.F. et dans l’annexe de Taluyers à Saint Germain.

Il décide de rejoindre le Maquis après le Débarquement en Normandie (6 juin-30 juin 1944).

Il a été dénoncé par un juif qui n’a pas résisté à la torture et est arrêté avec Henri Klein, André Elbogen en gare de Saint-Étienne-Bellevue mi- juin 1944.

Il ne donne pas sa véritable identité pour éviter d’être transféré vers Drancy, il sera fusillé avec ses camarades le 7 juillet 1944 à Saint-Genest-Lerpt.

 

 

 

KLEIN Henri

Fusillé par la Gestapo le 7 juillet 1944

Il accompagne Samy Klein à Saint-Étienne pour rendre visite à l’association « Aide aux mères » qui participe au sauvetage des enfants et de certains adultes juifs. Il est arrêté en même temps que Samy Klein et André Elbogen.

Il est fusillé le 7 juillet 1944 par la Gestapo à Saint-Genest-Lerpt.

 

 

KOHN Jacques

Chef de troupe à Périgueux 

Fusillé

 

 

 

KOHN Robert

Routier à Brive

Mort au maquis de Brive.

 

  

KOLBERT Henri

Il est noté dans la liste de Jacques Pulver.

 

 

KRAMKIMEL Jacques, 21 ans

Né le 15 juillet 1923 à Varsovie

Totem « Crabe »

Arrêté par la Gestapo le 7 juillet 1944 à Lyon 

Chef E.I.F., maquisard 

Fusillé par la Gestapo

 

 

LAMBERT Ernest, 26 ans

Né le 12 février 1918 à Thionville

E.I. engagé dans l’O.J.C. (Organisation juive de combat) 
Il organise le passage clandestin des enfants en Palestine via l’Espagne 

Enfermé et torturé au fort de Montluc à Lyon
Il est fusillé par la Gestapo le 8 juillet 1944

En 1942, prisonnier de guerre évadé, il est recruté par Rodolphe Furth et rejoint l’A.J (Armée juive).

Il est chargé d’établir un relais avec la Suisse en maintenant le contact avec l’agence juive. Il organise un centre de Résistance au 149 Grande Rue de la Guillotière : dépôts d’armes et faux papiers.

Le journal clandestin « Quand même » y est imprimé.

Il se charge également de convois d’enfants vers la Palestine via l’Espagne et est en contact étroit avec les autres mouvements notamment les E.I.F.

Le 29 juin 1944 il est arrêté en gare de Lyon-Perrache avec sa compagne Anne-Marie et Maurice Hausner. Il n’a pas sa carte d’identité professionnelle sur lui et demande à ses camarades de la lui rapporter. Quand ils reviennent, ils trouvent Ernest le visage en sang, il avait été roué de coups car les allemands avaient trouvé sur lui des papiers compromettants. Il est interné au fort Montluc où il est torturé. Il ne dénoncera personne et le 8 juillet 1944 il est emmené avec 30 autres otages pour être fusillé. Il va réussir à échapper au peloton, se réfugie dans une cabane de cheminots et de toutes ses forces résistera à l’ouverture de la porte (son alliance en sera tordue).

Les soldats défoncent la porte et le fusillent sur les corps de ses camarades déjà morts.

 

  

LEON Joseph, 27 ans

Instructeur E.I. il rejoint le maquis de la Drôme 

Mort au combat le 21 juillet 1944

 

 

LEVI Henri, 30 ans

 Né le 29 mai 1913 à Strasbourg    

Membre de la Sixième 

Fondateur des E.I. de Roanne 

Mort en déportation convoi 62

Responsables : Henri Wahl (Chamois, Jean Gainard), Denise Levy (Belette, Denise Laurens)

Henri fonde avec sa femme Denise la section des E.I. à Roanne. Celle-ci regroupe une centaine de jeunes. Henri va également créer un réseau de la Sixième et la 3ème section clandestine de l’U.G.I.F. (Union générale des juifs de France). Il planque les jeunes chez les agriculteurs de la région et les sauve des arrestations de la Milice ou de la Gestapo.

Il devient correspondant de la F.T.P. (Francs-tireurs et partisans). Il est arrêté dans un train avec sa femme à Tain-l’Hermitage (Drôme). Ils sont transférés à Drancy.  

Durant sa captivité à Drancy il va creuser un tunnel pour s’évader, mais le projet échoue.

Il sera déporté le 20 novembre 1943 par le convoi 62.

Pendant le trajet, à la hauteur de Le Rouville, certains déportés arrivent à sauter du train. Henri restera dans le wagon pour ne pas abandonner sa femme et son fils âgé de huit semaines.

 

 

LEVI Denise, 23 ans

Née le 25 juin 1920 à Strasbourg

Adresse : Pont Tournan-Tain, à Tain  

Membre de la Sixième

Responsables Henri Wahl (Chamois) Denise Levy (Belette ou Denise Laurens) 

Fondatrice des E.I. de Roanne 

Morte en déportation convoi 62 

Dès l’été 1942, Denise entre avec son mari Henri dans la Sixième. Elle participe à la fabrication des faux papiers et permet aux jeunes de trouver refuge chez les agriculteurs de la région de Roanne où elle a créé une section d’E.I. qui regroupe une centaine de jeunes. Ils sont arrêtés en 1943 dans un train à Tain –l’Hermitage, elle est enceinte.

Elle est transférée à Drancy avec son mari Henri. Elle accouchera à l’hôpital Rothschild le 24 septembre 1943. Elle n’y restera que deux jours et retournera à Drancy où elle retrouve son mari ainsi que d’anciens camarades E.I. qui seront déportés avec eux.

Elle sera déportée avec son fils Jean-Michel âgé de huit semaines et son mari le 20 novembre 1943 par le convoi 62.

 

  

LEVY André

Chef de troupe à Marnia, en Algérie 

Mort au combat

 

  

LEVY Edgard, 40 ans, dit Etienne SIBILLE

Né le 4 janvier 1905 à Metz

Membre de la Sixième

Responsables : Raymond Winter (Dit Verdier), Josué Lifshitz (dit Champagnac).

Rabbin Abraham Deutsch

Fusillé à Soubizergues le 14 juin 1944.

Il rejoint la Sixième et aide à la fabrication des faux papiers, ainsi qu’au sauvetage des enfants en leur trouvant des refuges chez les habitants dans la région de Limoges.

Dès le débarquement en Normandie en 1944, il reçoit l’ordre de rejoindre le maquis avec Raymond Winter Marcel et Roger Gradwohl. Il organise le passage clandestin des enfants, rejoint la Résistance auprès de Raymond Winter

Ils sont arrêtés le 10 juin 1944 à Saint-Flour et sont fusillés avec 22 autres résistants non juifs le 14 juin 1944 à Soubizergues (Cantal).

 

 

LEVY Francis, 18 ans

Né le 11 juillet 1925 à Metz

Adresse : 7 avenue Jean Baptiste Bulot à Vichy 

Chef de patrouille à Vichy 

Mort en déportation 

 

 

LEVY Roger, 23 ans

Né le 15 mai 1921 à Paris

Adresse : Villa Beausoleil La Baudinière Malpassé, à Marseille

Membre de la Sixième 
Responsable des juifs cachés 

Mort en déportation convoi 66

Élève de l’École polytechnique, il est renvoyé après les lois sur le statut des juifs.

Il arrive au chantier rural de Lautrec en 1943, tenu par les E.I.F. Il est nommé responsable des juifs cachés dans la région de Pau auxquels il apporte aide financière et faux papiers. Il est ensuite chargé d’accompagner ou de récupérer des enfants entre Pau, Auch et Toulouse.

C’est au cours d’une de ces missions qu’il est arrêté dans un train début janvier 1944.

Il est déporté par le convoi 66 le 20 janvier 1944.  

 

 

LEVY Simon-Senor

Routier à Paris 

Mort au combat

 

 

 

LEWITZ Georges, 29 ans

Né le 12 septembre 1914 à Paris

Adresse : 4 bis rue des Rosiers (U.G.I.F.) à Paris

Educateur, instructeur E.I.,

Membre de la Sixième

Responsables : Freddy Menahem (Girafe, François Ménard)

Mort en déportation convoi 76

En 1941, il est directeur de l’école de travail O.R.T. qui enseigne aux jeunes juifs les métiers manuels. Avec sa femme Ida, il tentera de protéger les enfants. En 1942, pensant que l‘école est hors de danger, il utilise les locaux comme abri pour des personnes recherchées. L’école sert également de dépôt de documents.

En 1943, certains élèves sont arrêtés. Georges, sa femme et tous les autres enfants seront arrêtés lors de la rafle des centres de l’U.G.I.F.  Ils seront déportés vers Auschwitz le 30 juin 1944 par le convoi 76.

 

 

LIEBER Jean-Claude, 22 ans 

Né le 13 juin1922 à Grenoble

Totem « Cougar »,

Membre de la Sixième 

Responsables : Henri Wahl (Chamois) et Théo Klein (Jean -Michel Morcrette)

Travail clandestin, convois d’enfants

Assassiné par la Milice le 31 juillet 1944

Il entre aux E.I.F. à Grenoble en 1940-1941 lors de l’arrivée des réfugiés. En 1942, il rejoint la Sixième et participe à la confection de faux papiers et recherche des planques. Il accompagne de nombreux convois d’enfants vers la Suisse.

En juillet 1944 les allemands sont de plus en plus violents. Il est de plus en plus difficile de faire passer des enfants vers la Suisse et les départs sont moins importants.

Il décide alors de rejoindre le F.F.I. (Forces françaises de l’intérieur) au maquis du Vercors. Reconnu comme juif par un milicien grenoblois, il est abattu à Die (Drôme) le 31 juillet 1944.

Vous pouvez trouver son histoire et sa photo au musée de la Résistance de Vassieux-en-Vercors.

 

 

LIFSCHITZ Albert-Abraham, 20 ans

Né le 1 février 1924 à Paris

Agriculteur à Lautrec

Responsable : Adrien Gensburger

Maquis E.I.

Mort au combat le 14 novembre 1944

Il est l’un des premiers défricheurs du chantier de Lautrec. (Tarn). Ce lieu abrite de nombreux jeunes juifs sous le couvert du projet de Vichy de « retour à la terre ».

Après l’occupation de la zone libre, les jeunes E.I. doivent être cachés dans des fermes, internats ou autres planques disponibles. Il part en avril 1944 pour le maquis de Lacado dans les monts de Lacaune et devient agent de liaison. Il gère également les réceptions de parachutage.

Il montre son courage dans l’attaque du train de munitions le 19 août1944 et participe à la Libérationde Castres. Nommé brigadier au deuxième régiment de dragons, sous les ordres du lieutenant Adrien Gensburger, il continue le combat.

Il est tué le 14 novembre 1944 sur le front des Vosges.

 

LOEB Marcelle, 19 ans

Née le 28 avril 1923 à Strasbourg,

Adresse : 12 boulevard Jules Favre, à Lyon

E.I. à Strasbourg

Membre de la Sixième

Morte en déportation convoi 53 

Elle est un membre actif de la Sixième et sera arrêtée le 9 février 1943 lors de la rafle de Sainte-Catherine à Lyon.  Elle s’occupait des faux papiers. Transférée à Drancy, elle est déportée vers Sobibor par le convoi 53 du 25 mars 1943.

 

 

LOEBENBERG Maurice, 28 ans

Né le 30 juin 1916 à Zurich (Suisse), mais de nationalité française

Alias Maurice Cachoud

Résistant de la première heure, à partir de 1941

Responsable des faux papiers (Marseille, Nice et Paris)

Assassiné par la Gestapo

Dès le lendemain de la défaite en 1940, il stocke des armes à Marseille. En 1941, il est chargé de la réception et de la diffusion du journal Combat.

Pour la fabrication des faux papiers, il prend contact avec un imprimeur pour obtenir des milliers de bulletins d’actes de naissance, des livrets de famille et des certificats de baptême. Avec son groupe il réussit à voler tous les timbres de quittance indispensables à la fabrication des faux papiers. En 1943 il prend contact avec l’O.J.C. (Organisation juive de combat) et met en place un service contre la délation.

Il fera exécuter des russes blancs qui dénoncent des juifs. En mai 1944, il monte à Paris où l’O.J.C. (Organisation juive de combat) vient de prendre contact avec un agent de l’intelligence service, Charles Porel, qui est en fait un agent double de la gestapo française.

Ils ont rendez-vous le 18 juillet 1944 avec Henry Pohorylès. Il est pris avec des faux documents de toutes sortes. Il est torturé par la gestapo mais durant son interrogatoire, il maintient qu’il n’est qu’un agent de liaison sans importance. Il va succomber aux tortures et on retrouvera son corps dans un buisson du bois de Verrières.

Il est enterré le 10 avril 1945 avec les honneurs militaires au cimetière de Montparnasse.

 

 

MALZ Benoit

Vraisemblablement né dans les années 1920 à 1922 

Né dans le village de Bouxwiller en Alsace, quitte Strasbourg en 1939 pour s’installer à Limoges

Routier à Limoges 

Mort en déportation

 

 

MEYER Paulette, 22 ans

Née le 23 mars 1921 à Paris

Totem « Cathos »

Adresse : 1 rue Raynaud, à Toulouse

Membre de la Sixième 

Responsables : Lucien Fayman dit Hibou et Roger Levy

Morte en déportation convoi 55 

Paulette rejoint la Sixième en décembre 1942. Elle convoie du matériel et des journaux clandestins entre le Lot-et- Garonne et la Haute-Garonne. Elle cherche aussi des planques pour les enfants et les adultes recherchés.

Elle fait partie du réseau Buckmaster avec Lucien Fayman. Ce réseau organise des parachutages de matériels : armes et munitions. Elle est arrêtée en pleine mission le

12 avril 1943 dénoncée par un agent double infiltré dans le réseau.

Elle est déportée par le convoi 55 le 23 juin 1943 vers Auschwitz.

 

 

MEYER Colette, 16 ans

Née le 28 décembre 1926 à Colmar

Adresse : 14 rue de la Xavée, à Epinal

Cheftaine louveteaux à Vichy en 1942

Morte en déportation convoi 48 le 13 février 1943

 

 

MEYER Roger, 22 ans

Chef E.I. à Lyon, Groupe rural de Saint-Germain

Fusillé par la gestapo le 19 mai 1944 à Villemotier (Ain)

Il était instructeur au groupe rural de Saint-Germain. C’était une ferme où étaient cachés des E.I.F. 

C’était à la fois un centre d’instruction dans le cadre des E.I. car le « retour à la terre » était prôné par le régime de Vichy. Au moment des lois anti juives de 1940, c’est devenu une « planque ».

Les E.I. devaient être astreints au service agricole. Ses amis comme Chaïm Cwang, Raphaël Horowitz, le rabbin Aron Wolf et Jean Schwab étaient avec lui. Malheureusement des jeunes engagés dans la Milice française découvrent cette planque.

Ils seront tous fusillés le 19 mai 1944 à Villemotier.

 

 

MOCHKOW Henri, 20 ans

Né le 13 avril 1915                               

Adresse :  rue Poumel, à Paris

Chef E.I., routier, il habitait avant la guerre au 67 rue de la Roquette. Il part à Marseille pour s’occuper des E.I. réfugiés en zone libre.

Il est arrêté à Marseille sur dénonciation

Mort en déportation convoi 58 le 31 juillet 1943

 

 

MOLINA Paulette, 17 ans

Née le 7 décembre 1925 à Marseille

Adresse : Hôtel Beausejour à Thorenc 

Éclaireuse E.I. à Saint-Étienne 

Morte en déportation convoi 61 

C’était une amie de Jeanne Aboudi, elle a été arrêtée avant Jeanne et sa sœur Suzanne.

 

 

MOSZER Ernest, alias André EHRET, 23 ans.

Né le 21 octobre 1920 à Strasbourg

Adresse : 15 rue Royale à Lyon

E.I. à Mulhouse  

Membre de la Sixième à Lyon 

Responsable : Marcel Gershon

Torturé dans la prison de Montluc à Lyon

Il est recruté dans la Sixième par Marcel Gherson dans la région lyonnaise en août 1943. Il participe à la fabrication des faux papiers et au ravitaillement des personnes cachées. Il est arrêté le 5 avril 1944 lors d’une mission à Roanne. Il s’évade le 22 juin et reprend son activité à Lyon. Il est de nouveau arrêté le 24 juin lors d’une mission dans laquelle il transporte du matériel clandestin.

Il est torturé mais résistera et ne dénoncera personne du réseau. Incarcéré à Fort Montluc jusqu’au 23 juillet, il est déporté le 31 juillet par le convoi 77 vers Auschwitz sous le nom d’André Ehret.

Il passe par plusieurs camps avant d’être libéré à Vaihingen le 8 Avril 1945.

A la libération des camps, il est transporté à l’hôpital d’Augsbourg où il meurt le 4 juin 1945.

Ses parents recevront une lettre de lui au moment de son transport à l’hôpital, où il leur dit avoir rencontré Léo Cohn sur la route et qu’il était très faible.

 

 

MUNNICH Arnold, 28 ans

Né le 18 septembre 1912

Totem « Yack »

Chef de la troupe Trumpledor

Il est mobilisé en 1939 et meurt au combat le 17 mai 1940

Le Groupe local de Toulouse prendra son nom après la guerre

 

 

MUSLAK Jean Maurice, 26 ans

Né en 1914 à Paris

Totem « Faucon »   

Chef de la troupe Hillel

Auteur du chant du soir des E.E.I.F 

Mort au combat en 1940, tué dans les Flandres

 

 

MUSNIK Fernand, 28 ans

Né le 10 juillet 1915 à Saint-Mandé

Totem « Lion logicien »

Adresse : 4 rue Changarnier à Paris

Chef E.I., âme de la Résistance de la zone occupée Nord
Dirige les services clandestins

Responsables : Freddy Menahem, Simon Levitte

Déporté par le convoi 63 le 17 décembre 1943

Mobilisé en 1939, il est blessé à l’épaule lors des combats dans les Ardennes.

Il est rapatrié en juin 1940 à Paris où il devient commissaire général des E.I.F. avec l’aide de Freddy Menahem et Eddy Florentin. Fernand accepte de faire partie du conseil de l’U.G.I.F. en qualité de délégué de la jeunesse malgré les risques encourus.

Il prend le rôle de l’agent infiltré et sera très souvent pris à partie par Aloïs Bruner (chef nazi et chef du camp de Drancy, responsable de la déportation des juifs) et Dannecker. Dès 1940, il trouvera un local pour les E.I. au 60 rue Claude Bernard.

Les E.I. continuent leurs activités sous l’appellation de « patronage » malgré leur uniforme scout. Il est à l’origine de la création de la Sixième en zone Nord avec Emmanuel Lefschetz pour les E.I. et Simon Levitte responsable du réseau clandestin du M.J.S. (Mouvement jeunesse sioniste).

Il sauvera environ 500 enfants juifs de la rafle du Vel’ d’Hiv’.

Arrêté le 4 septembre 1943, il est déporté par le convoi 63 le 17 décembre 1943.

Il meurt à Dachau, le 6 mars 1944 après la marche de la mort.

 

 

NETTER Jean, 26 ans

Né le 05/12/1919 à Épernay

Dit Véto, Jean Marc Neyret, Jean Nalonier

Totem « Aigle tyrannique »

E.I. à Clermont-Ferrand

Membre de la Sixième

Responsable :  Robert Gamzon (Castor soucieux)

Maquis, mort au combat le 14 octobre 1944

Jean est démobilisé en janvier 1941, et se met tout de suite à la disposition des E.I..

Il entre dans les chantiers de la jeunesse institués par le gouvernement de Vichy mais démissionne en juillet 1942 après les lois d’exclusion des juifs. Malgré ses hautes compétences en tant que commissaire de district, il reste seulement chef de troupe à Clermont-Ferrand et à Lyon. Lors des premières arrestations des juifs en zone libre, il parvient à planquer des jeunes avec l‘aide de dignitaires catholiques.

Comme il étudiait la médecine avant-guerre, il entre en août 1943 à la Croix-Rouge et, sous couvert de secourisme, il enseigne le maniement des armes.

Grâce à son statut dans la Croix-Rouge, il peut se déplacer facilement et soigner les membres de la Résistance.

Il participe aussi à des parachutages pour l’A.S. (Armée secrète) ainsi qu’aux combats pour la libération de Valence. Il s’engage dans le 2e régiment d’infanterie alpine et est envoyé en Maurienne (Savoie).

Alors qu’il s’était proposé volontaire pour délimiter un champ de mines dans le secteur, il saute sur une des mines le 14 octobre 1944.  

Ses compagnons retrouveront son corps déchiqueté par l’explosion.

 

 

NISSIM Hedy, 22 ans

Née le 21 janvier 1921 à Salonique

Totem « Cabri rieur »

Adresse : 3 rue Mathis, Paris 

Cheftaine de la compagnie Suffren 

Engagée dans la Résistance

Morte en déportation convoi 53

Responsable : Freddy Menahem dit François Ménard, Totem « Girafe »

Hedy est la sœur de Gilberte Steg. Elle entre dans la Résistance en 1942 au F.N.E. (Front national des étudiants). En 1943, elle s’engage dans la Sixième et participe à la réalisation des faux papiers. Elle est agent de liaison pour chercher des planques dans la région parisienne pour les enfants et les adultes en danger. Le 25 mars 1943, elle est arrêtée et déportée par le convoi 53 vers Sobibor.

  

OBADIA Albert

Routier à Oran, en Algérie

Mort en service commandé

 

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