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L’année religieuse de Jean-Marie commence en fait avec l’avent, qui est la période de préparation à Noël. Pendant l’avent (quatre semaines avant le 25 décembre), les catholiques revivent l’attente du Sauveur des hommes. Ensuite, toutes les Grandes Fêtes du calendrier occidental que tu connais bien (puisque c’est le calendrier officiel français) sont, pour la plupart, des fêtes catholiques. |
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C’est une fête très importante : celle qui évoque la naissance de Jésus-Christ, le Sauveur. Tu as lu le récit de cet événement et tu te souviens qu’il y a 2000 ans en Galilée vivait une jeune femme appelée Marie. Un ange du Seigneur était venu lui annoncer qu’elle mettrait au monde un enfant par la simple volonté de Dieu. Quand Marie fut sur le point d’avoir son bébé, il lui fallut entreprendre un voyage. L’empereur romain (qui à l’époque régnait sur le pays) avait en effet ordonné qu’on fasse la liste de tous les habitants. Cela s’appelle un recensement. Marie et son époux Joseph furent donc obligés de partir pour la Judée et de se faire recenser. Au dernier moment, alors que l’enfant allait naître, on leur refusa une place dans les auberges trop pleines. Marie et Joseph s’abritèrent pour la nuit dans une étable. C’est là que Jésus naquit. Luc, l’évangéliste précise même « qu’elle l’emmaillota et le coucha dans une crèche ». Une crèche, c’est une mangeoire et tu retrouves là l’origine de ces fameuses crèches que tu vois un peu partout au moment de Noël. La tradition populaire l’a entourée d’animaux, comme l’âne ou le boeuf. Tu as peut-être lu aussi l’histoire de ces bergers à qui l’ange de Dieu annonça qu’un sauveur était né, leur disant : « Vous trouverez un nouveau-né entortillé dans des langes et couché dans une mangeoire ». Les bergers se rendirent à Bethléem et trouvèrent l’enfant avec Marie et Joseph. Quant aux fameux rois mages, il s’agit encore là d’une histoire qui a une signification : elle veut dire que le Christ est venu pour sauver tous les hommes. Même ceux qui vivaient loin de la Galilée. L’évangéliste Matthieu raconte l’arrivée des Mages à Jérusalem. Selon ce récit, c’est l’Étoile de Jésus qui les avait guidés depuis leur lointain pays d’Orient. Ils déposèrent devant la crèche de l’or, de l’encens, et des plantes parfumées. Voilà pour l’histoire. |
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Sur le plan religieux, depuis plusieurs semaines déjà, il prépare la fête. Chaque dimanche, à l’Eglise, il lit des textes qui annoncent l’événement. Sur le plan pratique, il fait un peu comme tous les enfants français : il décore la crèche, achète des cadeaux, demande à ses parents ce qui lui ferait plaisir pour Noël. Et ceux-ci, un peu comme les rois mages qui déposaient des présents devant l’enfant-Dieu, déposeront la nuit de Noël des jouets devant la crèche pour leur enfant. Le père Noël, tu le vois, n’a pas grand-chose à faire là-dedans, mais sa légende est liée à cette date de l’année, à la naissance de Jésus. Et le sapin de Noël ? Lui non plus ne fait pas partie de la tradition religieuse primitive. Comme tu t’en doutes, il fait souvent froid mais beau, la nuit de Noël, à Bethléem en Judée. Il y a des étoiles dans le ciel, des arbres des pays chauds, comme l’olivier… Mais pas de sapin. Et surtout pas de sapin couvert de neige. Ce sont les pays nordiques qui ont introduit le « sapin de Noël » dans les habitudes chrétiennes. Et puis rien ne prouve que Jésus soit né vraiment en plein hiver. Le 25 décembre est une date choisie pour fêter symboliquement la naissance du Christ. |
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Traditionnellement, les catholiques célèbrent une messe qui évoque la naissance de Jésus-Christ à minuit, le 24 décembre. Dans beaucoup de villes et de villages, aujourd’hui, cette messe est accompagnée de récits, de chants et autres évocations de la nativité. Au retour de la messe, on célèbre sa joie, mais le réveillon est plus traditionnel que religieux. |
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La joie continue de briller dans les yeux de tous les enfants. Ceux qui n’ont pas assisté à la messe la veille au soir se rendent à l’Eglise ce jour-là : c’est la messe de Noël, à laquelle beaucoup de catholiques participent. Au cours de cette messe on lira l’évangile qui raconte la naissance de Jésus. |
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C’est une fête que les enfants connaissent bien, mais qui passe un peu inaperçue pour les adultes. Elle permet de célébrer tout simplement l’arrivée des rois mages, venus d’Orient, avec leurs cadeaux pour l’enfant, c’est-à-dire, en fait, le caractère universel de la mission de Dieu. La galette des rois n’a rien à voir vraiment avec le récit de l’évangéliste Matthieu. Là encore c’est tout simplement une tradition de pays catholiques. |
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La première fête qui arrive après l’Épiphanie s’appelle couramment « mardi-gras ». Qu’est-ce que c’est ? Pour le savoir, il faut te replonger dans la tradition catholique de ces derniers siècles. Comme tu le sais, puisque tu as lu l’histoire de Jésus, à Pâques les chrétiens vont évoquer des événements d’abord pleins de souffrance, puis pleins de Joie : la mort de Jésus sur la croix pour les sauver, puis sa résurrection du tombeau. Pour se préparer à ces événements, pendant 40 jours, les croyants vont prier, aller davantage à l’Eglise, penser au Seigneur. Jadis, pendant les 40 jours de carême (comme chaque vendredi) il fallait « faire maigre », c’est-à-dire ne pas manger de viande. Mais aujourd’hui, les catholiques peuvent choisir la forme d’effort qui les aidera le mieux à progresser intérieurement. En revanche, comme tu t’en doutes, avant que ne débutent ces jours d’austérité et de sévérité, les peuples chrétiens s’en donnaient à coeur joie. Un peu comme tu fais quand on te dit : « Tu peux jouer encore pendant dix minutes, mais après tu iras dormir ». Alors, le mardi-gras, ce dernier jour où l’on pouvait encore se nourrir comme on voulait, et laisser son corps prendre la vie à pleins bras, était fêté au maximum. C’est l’origine des différents carnavals qui précèdent le carême. Mais il y a aussi la mi-carême. Un second mardi-gras qui permettait de « souffler » au milieu de cette longue période de pénitence. On faisait la fête et on se déguisait. |
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Religieusement, aujourd’hui, tout ceci n’est plus que tradition. Il n’en reste pas moins que le premier jour du carêmes’appelle encore mercredi des Cendres, et que les personnes dont la foi est vive vont ce jour-là à la messe dans leur Eglise. Là, le prêtre met des cendres sur le bout de ses doigts, et trace une croix sur le front des personnes présentes. Il prononce souvent les paroles traditionnelles : « Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière ». Dans certains cas il dit simplement : « Convertissez-vous et croyez à l’Évangile ». Il est bon de rappeler à l’homme qu’il a été créé par Dieu avec un peu de poussière et que le jour où il mourra il retournera à cette poussière. |
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A partir du jeudi qui précède Pâques, les catholiques vont revivre intensément les événements de la vie de Jésus. Le jeudi, c’est l’évocation de la Cène ; Jésus donne du pain et du vin à ses disciples en disant : « Ceci est mon corps, ceci est mon sang ». Dans certaines paroisses, on refait les gestes que Jésus a faits avant le repas saint : le prêtre lave les pieds des fidèles les plus pauvres comme le Christ a lavé les pieds de ses disciples. Le vendredi, les catholiques vont revivre le couronnement d’épines, le long cheminement de Jésus portant sa croix, le supplice de la crucifixion, l’agonie puis la mort du Sauveur. Le samedi, Jésus est au tombeau. C’est l’attente dans la foi et déjà l’espoir. Traditionnellement, les cloches, qui ont arrêté de sonner en signe de tristesse, vont se remettre à carillonner dans la nuit du samedi au dimanche. C’est là sans doute l’origine de tout le folklore de Pâques qui n’a rien de vraiment religieux. Si, pour les enfants de tous pays, ces cloches revenues sèment dans les campagnes bonbons, poissons, clochettes et poussins en chocolat, ce n’est que pour la joie des petits (et pour celle des confiseurs). |
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Grande fête pour Jean-Marie le petit catholique. « Jésus est vivant ». Partout la nouvelle se répand comme à Jérusalem lorsque les femmes, venues au tombeau du Christ pour embaumer son corps, trouvèrent ce tombeau vide, alors que l’entrée en avait été fermée par une lourde pierre. Comme les disciples, accourus à l’annonce de l’événement, les catholiques vont se retrouver pour célébrer, dans la joie, la fête pascale. Une messe pleine d’espoir. On lit l’Evangile racontant tous les événements de la résurrection. |
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Quarante jours après Pâques, Jean-Marie va fêter, avec tous les siens, la montée de Jésus dans les Cieux. Entends par là son retour vers Dieu le Père. Les évangélistes racontent qu’après s’être montré à ses disciples, alors qu’il était ressuscité, Jésus un jour leur dit : « Je vais vous envoyer celui que mon Père vous a promis. Quant à vous, restez dans la ville jusqu’à ce que vous receviez une force venue d’en haut ». Ensuite, Jésus emmena ses disciples jusqu’à Béthanie et les bénit. Puis, il s’éloigna d’eux tandis qu’il les bénissait, et peu à peu fut enlevé vers le ciel. L’Ascension, qui tombe un jeudi, est un jour de fête dans toute la France. Jean-Marie ira à l’Eglise où la messe de l’Ascension sera célébrée. Il priera et entendra le récit de la montée de Jésus dans le ciel. |
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Encore une fête chômée pour tous les Français. Pour les catholiques, le dimanche de Pentecôte, qui arrive 50 jours après Pâques, permet d’évoquer la venue du Saint-Esprit dans l’âme des disciples du Christ. C’est dans les Actes des Apôtres que tu trouveras le récit de cette descente de l’Esprit-Saint. Tu te souviens que, Jésus étant monté au ciel, les apôtres retournèrent à Jérusalem. Ils étaient alors réunis dans leur maison, et ils priaient. C’était la fête de la Pentecôte (une fête juive qui rappelle le jour où Dieu remit à Moïse les Tables de la Loi). Soudain, un grand bruit emplit la pièce, comme une tempête. Et les disciples voient des sortes de langues de feu se poser au-dessus de leur tête. Or, ce jour-là, à Jérusalem, une foule considérable était réunie. Dans cette foule se trouvaient des voyageurs venus de tous les coins du monde. Au bruit qui se fit dans la maison des disciples, tout le monde accourut. Et chaque personne présente entendit les disciples prêcher dans sa propre langue. Le conseiller promis par Jésus avant sa mort était venu, c’était l’Esprit-Saint, troisième personne de la Trinité-divine, qui allait remplir l’esprit des chrétiens de sagesse et d’intelligence. Le jour de la Pentecôte, Jean-Marie et ses parents vont à la messe. Ils entendent le récit des événements que tu viens de lire, et une fois de plus reçoivent, s’ils le souhaitent, le corps de Jésus. |
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Pour les catholiques, qui ont un grand amour pour Marie mère du Christ, l’Assomption (5 août) est une fête pleine de tendresse et de joie. On célèbre ce jour-là la montée de Marie vers Dieu. Comme le Christ, elle a été élevée vers Lui, au-dessus des hommes et de la terre. Le jour de l’Assomption, Jean-Marie prie plus particulièrement cette « mère » qui est dans le ciel et dont il porte le nom. |
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Certains hommes et certaines femmes qui avaient été plus parfaits, plus courageux, en un mot plus proches de Dieu que les autres étaient appelés « saints ». On les a beaucoup priés au cours des siècles. On leur a beaucoup demandé d’intervenir pour les hommes, et chacun d’entre nous, en France du moins, porte le nom d’un de ces saints. Mais aujourd’hui, les saints servent surtout de modèles à Jean-Marie et à ses frères. La fête de la Toussaint, qui a lieu chaque année le 1er novembre, n’est pas une fête triste. Bien au contraire, elle évoque tous ceux qui, ayant mené une vie exemplaire, sont maintenant auprès de Dieu. C’est une fête pleine de joie. En revanche, le jour suivant (2 novembre) est traditionnellement consacré aux autres qui ne sont peut-être pas des saints, mais qui ont quitté cette terre et qui, eux aussi, se trouvent plus ou moins près de Dieu. On appelle cela lafête des morts. Chaque famille, ce jour-là, prie pour les êtres qu’elle a aimés et qui ne sont plus de ce monde |
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