Mur des noms : U — Z

WAHL Huguette, 29 ans

Née le 23 février 1914 à Paris

Adresse : 4 avenue Gilly à Nice

Assistante sociale à Marseille 

Morte en déportation à Auschwitz convoi 62

Responsables : Théo Klein dit (Jean Michel Morcrette), Adrien Benveniste,

Huguette (dite Odile Varlet) a participé également au réseau de l’O.S.E. Elle est l’assistante sociale au centre médico-social de l’O.S.E. à Marseille en 1942. Quand les allemands envahissent la zone Sud le 11 novembre 1942, elle développe avec l’O.S.E. la fabrication des faux papiers et organise les planques pour les enfants.

Elle va également organiser des convois d’enfants vers la Suisse. En août 1943, Huguette est mutée par l’O.S.E. au réseau clandestin de Moussa Abadi (dit M. Marcel) à Nice.

Elle est arrêtée par la Gestapo fin octobre, transférée à Drancy d’où elle sera déportée par le convoi 62 le 20 novembre 1943.

A son arrivée à Auschwitz, elle restera avec les enfants déportés dans le même wagon et part avec eux à la mort.

 

 

WEIL Alice, 21 ans

Née le 14 novembre 1920 à Lingolsheim

Adresse : 13 rue Sainte-Opportune à Poitiers

E.I. à Strasbourg

Arrêtée à Poitiers  
Morte en déportation à Auschwitz convoi 35

 

 

WEIL Juliette, 22 ans

Née le 23 novembre 1921 à Strasbourg

Membre de la Sixième zone Sud

E.I., assistante sociale au Comité d’accueil des réfugiés à Lyon.

Prise dans une rafle le 13 février 1943 
Morte en déportation convoi 53

 Responsable : Roger Climaud

Juliette devient responsable de la Sixième en zone Sud où les E.I.F. s’occupent de placer dans des fermes, internats et autres planques, les enfants après la fermeture des centres. Elle leur procure de faux papiers.

Elle est arrêtée le 13 février 1943 et transférée à Drancy, puis vers Beaune-La-Rolande où elle décrira dans des lettres l’état épouvantable des conditions de survies.

Ramenée à Drancy, elle sera déportée le 25 mars 1943. Avant sa déportation, elle envoie une lettre où elle reprend le chant scout « Ce n’est pas un adieu, mes frères, ce n’est qu’un au revoir ». Elle y cite le nom des éclaireuses et éclaireurs qui partent avec elle dans le convoi 53 à destination de Sobibor. Aucun ne reviendra.

 

 

WEIL Simon, 20 ans

Né le 21 juillet 1924 à Strasbourg

Frère de Léandre Weil (témoignage posté sur You Tube)

Adresse : Quai Rouget de l’Isle à Strasbourg

Membre de la Sixième 

Engagé au 12e R.D.R. avec la compagnie Marc Haguenau en 1943
Engagé dans la bataille de Géradmer   
Mort au combat le 14 octobre 1944

Responsable : Adrien Gensburger

Ancien du chantier rural de Lautrec, Simon rejoint le maquis de Vabre en avril 1944. Il fait partie comme son frère Léandre de la 2e section de la compagnie Marc Haguenau. Il participe à tous les combats et à la Libération de la ville de Castres le 20 août 1944.

A la Libération, il s’engage avec la Compagnie Marc Haguenau dans la 1ère armée du 12e régiment de dragons de reconnaissance. Le 14 octobre 1944 dans les Vosges, près de Rochesson, son peloton sous les ordres d’Adrien est attaqué par les allemands. Il est mortellement blessé par un obus.

Témoignage de Lucien Lazare dans son livre « Le tapissier de Jérusalem » :
Léandre et Simon étaient les fils de feu le rabbin Weil de Dijon. Ils avaient rejoint le maquis de Vabre (Castres). Après la Libération, ils sont engagés dans la première armée et combattront dans les Vosges. Un éclat d’obus tombé à deux mètres de moi à peine blessera mortellement Simon le 14 octobre 1944.

Durant notre instruction militaire, j’ai rempli le chargeur de balles et l’ai introduit dans son logement. Très fier de moi, j’ai exhibé ma prouesse en posant l’engin sur le sol.

Une salve de détonation a ponctué ce geste et deux balles se sont logées dans la cuisse gauche de Léandre. J’ai écopé d’une semaine de taule et Léandre est revenu à son poste après 15 jours de convalescence.

Je dois préciser que notre instruction militaire nous était parfois prodiguée par des déserteurs allemands. Au maquis nous en avions deux.

 

 

WEIL-SALON Nicole, 26 ans

Née le 17 août 1917 à Lisieux

Adresse : 38 rue de Verdi à Nice

Responsable du passage clandestin des enfants vers la Suisse

Arrêtée en 1943 à la frontière  

Morte en déportation convoi 26

Nicole est engagée comme assistante sociale en 1941 au dispensaire de l’O.S.E. à Marseille. Elle aide les familles et surtout les enfants. Elle réussit à faire sortir des femmes internées à l’hôtel du Levant et à l’hôtel Bompard.

Avec l’équipe de Marseille elle réussit à évacuer une centaine d’enfants du camp des Milles à Marseille en août 1942.

Ses actions à Marseille commencent à être repérées et pour sa sécurité, elle est mutée à Limoges où elle participe au sauvetage des enfants encadrés par l’U.G.I.F..

De juillet à octobre 1943, elle poursuit son activité à Megève dans le réseau Garel (réseau de Résistance de l’O.S.E.) avec son mari Jacques. Elle s’occupe du centre de résidence assigné à Megève.

Ils réussissent à sauver 200 jeunes et leur famille. Nicole rejoint Nice en octobre 1943, mais elle est arrêtée le 24 octobre 1943.

Elle est déportée le 20 novembre 1943 par le convoi 62. Arrivée à Auschwitz, elle refuse de se séparer des enfants et part à la mort avec eux.

 

 

WINTER Raymond, 21 ans

Né le 19 février 1923 à Strasbourg

Totem « Girafe énergique »

E.I. de Strasbourg

Responsable de la Sixième à Montpellier 

Responsable : rabbin Henri Schilli, Henri Wahl dit Chamois, Ninon Haït

Fusillé à Saint-Flour le 14 juin 1944 

En septembre 1939, il est évacué de Strasbourg avec sa famille et s’installe dans le sud à Montpellier où il va regrouper les E.I. de la région avec d’autres jeunes juifs.

Il anime la jeunesse de Montpellier tout en organisant « des planques ».

Il dirige le clan E.I.F à Lyon entre 1941 et 1942. Il visite les camps de Gurs et de Rivesaltes avec le rabbin Schilli et vont arriver à en faire évader quelques-uns. Quand il n’apporte pas nourriture et réconfort aux internés des camps de Gurs et de Rivesaltes, il tente par tous les moyens de ravitailler les trains de déportés.

Il va intégrer la Sixième et fabrique de faux papiers. En plus de son engagement dans la Sixième, il participe à un réseau de renseignement et d’espionnage de la Résistance (réseau Coty).

Après le Débarquement, il s’installe à Millau et va trouver des « planques  » pour les enfants. Il va organiser un camp E.I. sous couvert des Éclaireurs unionistes en décembre 1943 avec l’aide du rabbin Samy Klein et la complicité du sous-préfet.

Il organisera un autre camp E.I. pour Pessa’h à Vabre. Il va convoyer un groupe d’enfants du Chambon-sur-Lignon à la frontière suisse.

Il intègre le réseau de Résistance Coty et va surveiller les mouvements des troupes allemandes notamment les lignes ferroviaires. En mai 1943, il est arrêté à Lyon mais il réussit à s’échapper. Il continue ses activités dans la région de Clermont-Ferrand jusqu’au moment où il reçoit l’ordre de rejoindre le maquis en juin 1944.

C’est en voulant rejoindre le maquis avec ses cousins Roger et Marcel Gradwohl et Edgard Levy qu’il va être arrêté le 10 juin 1944 à Saint-Flour.

Ils seront fusillés avec 22 autres résistants non juifs le 14 juin 1944.

Raymond était grand, élancé, direct dans ses propos. Raymond était un E.I. depuis toujours. Il ne faisait pas du scoutisme, il était scout, tout simplement. Il considérait le scoutisme comme une méthode d’éducation pour les enfants et les adultes (routiers, chefs) et comme la définition d’un certain nombre de buts concrétisés par la loi et la promesse. La tâche du scout est donc de progresser vers ses buts. Il ne considérait pas le « minimum commun » comme un but final mais comme une première plate-forme qu’il appartiendrait d’élargir.

 

 

WOLBERG Israël

Membre de la Sixième

Assassiné par la Milice

 

WOLF Aron, 26 ans

Né le 22 mars 1918 à Strasbourg

Rabbin, animateur de jeunes. Il rejoint un camp de cadres E.I. à Lautrec. 

Aumônier de la ferme école à Saint-Germain. 

Arrêté par la Gestapo.

Fusillé le 19 mai 1944 à Villemotier. 

Il est démobilisé en mars 1941, et intègre l’école rabbinique de Clermont-Ferrand. Il encadre la jeunesse juive et va rejoindre le chantier rural E.I.F. de Lautrec où il devient instructeur.

Quand Lautrec doit fermer sur les ordres de Gamzon après les directives d’expulsion du gouvernement de Vichy en 1943, Aron rejoint Lyon où il continue à créer des réunions pédagogiques religieuses.

Il va également rendre visite aux divers centres de jeunes juifs disséminés dans la région. Au cours d’une de ses visites à la Ferme Saint-Germain, il est arrêté par la Milice française et est fusillé le 19 mai 1944 à Villemotier avec Chaïm Cwang (18 ans), Roger Meyer (22 ans), Jean Schwab (34 ans) et Raphaël Horowitz (16 ans).

 

 

WYDRA Peter

Chef E.I. à Paris 

Mort en déportation 

 

 

ZARADEZ Jean

Chef de troupe à Constantine, en Algérie

Mort au combat

 

 

ZINGALOWSKY Jacob

Membre de la Sixième 

Mort en déportation

 

C’est quoi la Sixième ?
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